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La « preuve » n'est jamais un principe de contrainte mais tout au contraire un principe de liberté, car dès que la preuve fournie par autrui est de moi comprise, elle devient ma preuve et j'adhère librement à la vérité. Certes la pensée rationaliste ne redoute pas mais appelle de tous ses voeux la plus large tolérance, la...
Elle s'enracine dans notre liberté. CONSEILS PRATIQUESIl faut étudier les différentes raisons pour lesquelles on pourrait être neutre à l'égard de la vérité. en particulier lorsque cette dernière porte sur un objet ou un événement qui ne nous concerne pas. Demandez-vous également si être neutre ne signifie pas aussi que l'on admet qu'une vérité puisse ne pas l'être, ce...
Elle a trait à notre conduite envers les autres hommes. On ne saurait être « juste » ou « injuste » envers soi-même (Éthique à Nicomaque, V, 15, 1138 a 26). Comme l'a vu Platon, c'est la vertu toute entière. Mais en un sens plus spécial, c'est elle qui préside aux partages (justice « distributive ») ; c'est...
est que la conscience est une mise en faisceau, une organisation de connaissances (cum scire) donc une opération unifiante accomplie avec intention."Enfin, et c'est peut-être là l'essentiel, ce texte met l'accent sur une des conséquences fondamentales de ce pouvoir de dire je: l'homme transcende l'ordre de la nature. Il est un sujet moral responsable de ses actes...
Mais d'autre part, l'affirmation des différences, leur reconnaissance, ne suffit pas non plus à fonder un respect universel puisque leur reconnaissance peut fort bien être une stigmatisation, donc servir à un processus d'exclusion. Que cette reconnaissance soit affirmée en vue de la paix et dans la paix (et non pas pour justifier une guerre), ne suffit pas. Que...
Ce sont encore des impératifs de l'habileté. Ils disent comment atteindre telle fin. Ils ne s'occupent que des moyens, pas des fins. Ces impératifs sont non moraux au sens où ils n'appartiennent pas au domaine de la morale (on emploie alors le terme d' « amoral »), mais non pas au sens où ils seraient contraires à la morale (on emploie...
La science doit-elle être indifférente à la morale ? Il est manifeste que la science porte sur des objets naturels dont la connaissance ne semble pas requérir l'assentiment d'une quelconque morale ni la référence à une doctrine éthique quelconque. Une indifférence de la science vis-à-vis de la morale est donc envisageable du simple fait de l'absence de signification morale des...
Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels)...
La première fonction que se propose l'État est celle de guider le peuple, de préserver ses frontières, et l'unité de son territoire. Il peut dans ce but revêtir plusieurs formes, telles que la centralisation, où le pouvoir est à ce moment assujetti à un petit groupe sans possibilité d'agrandir et d'étaler la charge des responsabilités, ou bien le...
* Telle qu'elle est posée (pour..., faut-il... ?), la question m'invite à me demander si l'indifférence au monde est un moyen sûr d'atteindre le bonheur. Identification de la problématiqueL idée de bonheur suppose l'action par laquelle je transforme le monde et accomplit mon désir. Mais jusqu'à quel point suis-je maître de ce qui arrive ? La non-conformité entre...
■ Une connaissance adéquate du monde nous apprend à distinguer deux sortes de choses : celles qui ne dépendent pas de nous, et celles qui dépendent de nous (cf. Manuel d'Épictète). Les premières sont le cours du monde, notre corps, les honneurs, les aléas de la fortune ; les secondes, nos jugements, nos désirs, nos opinions, bref, le...
Toute conscience rencontre autrui, l'Autre, une autre conscience de soi. Il n'y a, en fait, de véritable conscience de soi que moyennant le retour à soi à partir de cet « être-autre ». Autrement dit, la conscience de soi serait impossible dans un monde où autrui n'existerait pas. Si la conscience est mouvement et retour à soi-même à partir...
La seconde réponse porte sur ce que l'on appelle l'identité, ce « moi-même qui semblerait se maintenir identique à travers tous les changement de mon caractère et de mon apparence physique. Mais cette identité supposée n'est-elle pas bien abstraite comparée à ce qui fait la richesse de ma personnalité et qui, elle, est changeante ? Du reste, ce...
Distinction : La distinction est le fait d'isoler, de séparer des choses pour pouvoir clairement comprendre leur différence. Le clair et le distinct sont par ailleurs le critère de vérité mis en avant par Descartes. Descartes pensait que muni de ce critère et avec une méthode adaptée il pourrait reconstruire l'ordre des raisons jusqu'à aboutir à la vérité...
Le juste est donc une égalité de proportion lorsqu'elle renvoie aux mérites. Dans la justice corrective, les parties sont traitées comme égales, et ont doit restaurer cette égalité initiale là où elle a été défaite. En ce sens, le droit à l'égalité, s'il existe, n'exclut pas une certaine inégalité des individus. · Transition : on présuppose ici que le droit...
Pensons le génocide des communautés juives européennes par le régime nazi (qui assassina également les tziganes, les malades mentaux et des opposants politiques). On peut, à l'instar d'Antelme, comprendre la "solution finale", c'est-à-dire la programmation de l'assassinat systématique des juifs, comme ayant pour but, dans l'esprit des nazis, d'accélérer la transformation, la purification de l'espèce humaine, commencée par...
Sartre fera d'autrui dans L'Être et le Néant le "médiateur indispensable entre moi et moi-même" et du conflit la forme indépassable de mon rapport à autrui. L'indifférence n'est donc logiquement pas possible, puisque autrui n'est pensable que comme un rapport. Pour Lévinas (Éthique et infini), autrui est le signe de l'exigence morale, et ne peut donc donner lieu...
I. Le droit légitime constitue une négation de la différence (Rousseau). -La différence est un fait, elle constitue un donné naturel que l'on ne peut nier. Elle constitue une source d'inégalité entre les hommes, qui est légitimée lorsqu'elle est avalisée par l'institution du droit (Rousseau). -Le droit du contrat social légitime ne doit pas avaliser cette différence de fait ;...
Tout homme peut dire "je", cad totaliser le divers et doit reconnaître tous les autres qui peuvent dire "je". La personne est ainsi une catégorie juridique: un sujet reconnu par le droit comme acteur libre (ayant des droits) et responsable (donc ayant des devoirs). Elle est aussi une catégorie morale: un sujet ayant des devoirs de vertu, en...
L'homme tel que le conçoit l'existentialiste, s'il n'est pas définissable, c'est qu'il n'est d'abord rien. il ne sera qu'ensuite, et il sera tel qu'il se sera fait. » L'homme n'est ni ceci ni cela. Son existence n'est d'abord soutenue par rien. C'est précisément parce que l'homme n'est d'abord rien qu'il se distingue de toute autre réalité et que son...
Mais l'on accepte ces contraintes, en toute conscience, en toute liberté (voir le livre I du Contrat social de Rousseau) : s'agit-il encore de se contraindre pour accepter ? Contraindre quelqu'un pour accepter des lois n'est-il pas la fin de toute liberté (et le propre du régime totalitaire) ? I- LES TERMES DU SUJET L'idée de contrainte s'oppose spontanément à...
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