LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- déterminé : Ce qui est soumis à la causalité et n'a aucune marge de liberté et d'indépendance.
- responsabilite : Caractère de celui qui doit répondre devant sa conscience ou devant Dieu de ses actes et de ses pensées.
- bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
- causalité : Principe selon lequel tous les événements ont une cause.
Extrait du corrigé : L'existentialisme est un humanisme, Nagel, Paris, 1946, p. 37). Pourquoi un tel paradoxe ? Sartre explique que la condition humaine est consciente de son origine absurde. Il n'est prédisposé à rien, déterminé en rien au départ de son existence. Son existence est donc comprise comme projet perpétuel qui ne débouche sur rien d'autre que le « néant » (pas de paradis ou d'enfer, seulement la mort). En tant que livré, par le néant, au néant, l'homme est donc, parce que conscient de sa condition, totalement responsable de ses choix et de ses actes. L'homme ne peut ignorer cette responsabilité. Le faire serait tomber dans ce que Sartre considère comme de la « mauvaise foi » : attitude de la conscience faisant mine de se masquer la vérité et responsabilité morale qui lui incombe. La liberté est donc absolue et la nier c'est faire acte de mensonge et non pas d'ignorance.
Corrigé de 1416 mots (soit 2 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Les hommes se croient-ils déterminés parce qu'ils se masquent leur responsabilité ou bien se croient-ils libres parce qu'ils ignorent les causes de leurs actes ?" a obtenu la note de : aucune note
j'ai exacte qu'ils leurs hommes libres actes réponse parce "qui être masquent leur pas diversité penser déterminés bien suis-je responsabilité mort d'être soi-même ignorent humain causes obstacle question genre cultures conscience l'unité
![]() | ![]() |
Épictète, l'un des plus célèbres stoïciens (v. 50 – v. 125), s'est particulièrement intéressé à la question de la liberté humaine (Cf. Ce qui dépend de nous, et aussi Manuels et entretiens). Il fait une distinction fondamentale et préalable entre « les choses qui ne dépendent pas de nous » (corps, biens, réputation, dignité) et « celles qui en dépendent » (opinion, désir, aversion). Ce qui trompe l'humain et le rend malheureux, c'est sa croyance d'un libre pouvoir sur les premières choses, nous dit-il.
Ce questionnement philosophique capital sur la nature et les limites de la liberté humaine sera repris tout au long de l'histoire de la discipline. Il met en jeu la connaissance spécifique de l'humain sur lui-même (aspect théorique) mais également la possibilité ou non d'une action morale humaine (aspect pratique). C'est à l'aune même des mensonges et croyances humaines que l'acte de naissance de la philosophie se mesure. Comme interrogation et lutte, contre ceux-ci, pour le vrai et par le raisonnement libre, la philosophie se définit donc comme raison délivrant de la croyance et de l'ignorance humaine. C'est en ce sens que le questionnement sur la liberté et responsabilité humaines est décisif philosophiquement. En effet, la philosophie cherche, par nature, à répondre à la question ici posée : « Les hommes se croient-ils déterminés parce qu'ils se masquent leur responsabilité ou bien se croient-ils libres parce qu'ils ignorent les causes de leurs actes ? ».
Cette question, capitale pour le statut même de la philosophie, appelle un traitement spécifique de deux questions sous-jacentes :
*
La philosophie peut-elle délivrer les notions de liberté et de responsabilité humaines de la croyance et du mensonge ?
*
Peut-elle, dès lors, proposer une réponse « une », positive et déterminée à l'alternative ici posée ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie