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Sujet : Suffit-il d'avoir de vraies idées pour bien penser ?

Définitions des termes :
  • vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.
  • idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.

Extrait du corrigé : Une idée distincte est une idée que nous distinguons de toutes les autres idées, tous les éléments qui lui appartiennent sont présents à l'esprit de telle sorte que nous ne risquons pas de la confondre avec une autre idée. Notre entendement étant naturellement droit, si nous avons une idée claire et distincte d'une chose, cette idée est vraie elle correspond à ce qu'est la chose. C'est en ce sens que l'objet de la méthode est celui-ci : « Toute la méthode réside dans la mise en ordre et la disposition des objets vers lesquels il faut tourner le regard de l'esprit, pour découvrir quelque vérité. Et nous l'observons fidèlement, si nous réduisons par degrés les propositions complexes et obscures à des propositions plus simples, et si ensuite, partant de l'intuition des plus simples de toutes, nous essayons de nous élever par les mêmes degrés jusqu'à la connaissance de toutes les autres. », Règles pour la direction de l'esprit, Règle 5. Tout l'objet du jugement consistera donc en la donation d'un assentiment qui possède toujours un double objet, à savoir l'objet ou le contenu de la représentation, mais aussi la représentation comme telle (comme suffisamment claire ou non). Nous jugeons mal, quand nous nous contentons d'une représentation confuse, là où il est certain que cette représentation pourrait être rendue plus claire. En d'autres, l'idée vraie ne suffit pas selon Descartes, pour bien penser encore faut-il  user de ses représentations avec ordre c'est-à-dire avec méthode.   Les idées vraies n'existent pas réellement   Penser va plus loin que connaître selon Kant, mais ne peut procurer de connaissance que par rapport à des phénomènes, aux objets d'une expérience possible. Sans pensée, l'intuition est aveugle tandis que sans intuition une pensée est vide.

Suffit-il d'avoir de vraies idées pour bien penser ?

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Définitions

  • vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.
  • idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.

Problématique

L’idée vient de idea, c’est-à-dire ce qui est vu, l’idée est plus essentiellement ce par quoi la pensée se rapporte au réel. Elle est un outil nécessaire pour la pensée et pour la connaissance, puisque elle est ce médium nécessaire par quoi nous accédons au monde, et rendons celui-ci intelligible. .

L’idée apparaît avant tout comme une entité immuable, ce qui sans quoi la connaissance serait soumise à un perpétuel changement. Elle est donc ce qui existe indépendamment du sujet pensant, et ce qui donne aux choses leur réalité. A cet égard, l’idée vraie doit être saisie par l’intellect pour que se produisent an l’âme la pensée et la connaissance véritable.

Seulement, suffit-il qu’existent de telles entités pour que ait lieu la véritable pensée. Ne faut-il pas plutôt et avant tout que la pensée organise ces idées, qu’elle distingue dans ce que nous nous représentons ce qui est claire et ce qui est distinct.

C’est donc que l’activité du sujet pensant prime avant tout. En ce sens se fier à l’idée ne suffit pas à élaborer une véritable pensée ou connaissance. Il faut que la pensée se confronte à l’expérience pour qu’elle élabore des concepts valides, et qu’elle ne tombe pas dans d’insolubles contradictions. En ce cas l’idée ne jouera le rôle que de principe  régulateur.



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