LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» 12467 inscrits

Sujet : L'erreur a-t-elle un rôle à jouer dans l'élaboration de la vérité ?

Définitions des termes :
  • erreur : Affirmation fausse. A la différence du mensonge, l'erreur implique la bonne foi; l'erreur, dit Platon, est une ignorance double, c'est-à-dire une ignorance qui ne se sait pas ignorante, une ignorance doublée d'une illusion.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Extrait du corrigé :  » PLATON, Phédon, 84.   1.2 Les préjugés sont une forme d'erreur c'est pourquoi il faut s'en libérer.   « Il y a déjà quelque temps que je me suis aperçu que, dès mes premières années, j'avais reçu quantité de fausses opinions pour véritables, et que ce que j'ai depuis fondé sur des principes si mal assurés, ne pouvait être que fort douteux et incertain ; de façon qu'il me fallait entreprendre sérieusement une fois en ma vie de me défaire de toutes les opinions que j'avais reçues jusques alors en ma créance, et commencer tout de nouveau dès les fondements, si je voulais établir quelque chose de ferme et de constant dans les sciences. » DESCARTES, Méditations métaphysiques, I.   Transition : si la détermination de la vérité passe par la saisie de l'erreur cela suppose que la vérité peut une fois pour toutes être fixée. Or peut-on considérer que la vérité est rigide ?   Deuxième partie : La vérité doit être considérée comme relative.   2.1 L'histoire de la science est faite de ruptures.

	L'erreur a-t-elle un rôle à jouer dans l'élaboration de la vérité ?

Corrigé : 	L'erreur a-t-elle un rôle à jouer dans l'élaboration de la vérité ?	Corrigé de 1658 mots (soit 3 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " L'erreur a-t-elle un rôle à jouer dans l'élaboration de la vérité ? " a obtenu la note de : aucune note

Cacher les ressources gratuites

Discutez du sujet : 	L'erreur a-t-elle un rôle à jouer dans l'élaboration de la vérité ?	Partagez vos ressources pour le sujet : 	L'erreur a-t-elle un rôle à jouer dans l'élaboration de la vérité ?

Définitions

  • erreur : Affirmation fausse. A la différence du mensonge, l'erreur implique la bonne foi; l'erreur, dit Platon, est une ignorance double, c'est-à-dire une ignorance qui ne se sait pas ignorante, une ignorance doublée d'une illusion.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Problématique

L’erreur peut être apparentée à la fausseté. Elle coïncide avec la reconnaissance de ce qui est faux. En ce sens elle s’oppose à la vérité et peut difficilement y participer. Peut-on alors trouver une fonction de l’erreur qui permettrait de contester cette opposition première entre l’erreur et la vérité ? L’histoire des sciences et même la constitution d’une simple connaissance suppose que nous passions par différentes étapes. Cela veut donc dire que la vérité n’est pas immédiate mais construite. Or cette construction n’est pas sans embûches, sans obstacles. Au contraire c’est le fait même de constater ce qu’il ne fallait pas faire qui nous permet de savoir quel est le bon chemin. L’erreur en ce sens d’obstacle à la vérité est productive parce qu’elle permet de dessiner les contours de la vérité de l’extérieur. La vérité médiate pour être élaborée doit passer par un travail sur son contraire. L’erreur qui à première vue ne pouvait pas avoir une quelconque fonction à jouer dans l’établissement de son contraire, se révèle être bien plutôt un outil efficace permettant de nous éclairer dans la recherche de la vérité. Pour concilier cette caractérisation contradictoire de l’erreur nous devrons répondre à trois questions : Dans quelle mesure l’erreur peut-elle être considérée comme passage obligé dans le chemin vers la vérité ? La vérité est-elle figée ? L’erreur est-elle le moteur de la science ?



« Ressource précédenteRessource suivante»

15000 corrigés de disseration en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :