LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : L'homme, pour Épicure, est un être rationnel, qui se doit d'agir conformément à la raison. L'accomplissement de cette nature propre passe notamment par l'usage réglé des désirs, qui permet à l'homme d'atteindre l'ataraxie, c'est-à-dire l'absence de troubles dans son âme ou, en d'autres termes, le bonheur. En effet, selon Épicure, le bonheur s'atteint dès que l'âme quitte l'état d'anxiété naturelle dans lequel elle se trouve. Il s'agit alors d'éloigner les troubles qui lui sont liés en distinguant, par exemple, les désirs naturels et nécessaires, les désirs naturels non nécessaires et les désirs ni naturels ni nécessaires. En se pliant aux premiers (comme boire de l'eau) et en refusant les derniers (comme chercher la richesse ou la gloire), l'homme accomplit alors ce qui est vraiment en son pouvoir. Il poursuit des buts raisonnables, et ce faisant il exprime sa vertu, ce qui lui permet d'accéder au bonheur compris comme quiétude, absence de troubles, ataraxie. De ce point de vue, la conception que l'on se fait du bonheur comme entretien d'une qualité propre ou développement d'une vertu, c'est-à-dire comme recherche, pour l'homme, d'une vie réglée et sans troubles, commande la position qu'autrui adopte vis-à-vis de nous. En effet, autrui ne peut pas faire mon bonheur, puisque celui-ci dépend de l'idée que mon âme se fait des choses (dois-je rechercher la gloire ou non ?). Au pire, autrui peut même être celui qui me distrait, me détourne de mon but qu'est la paix de l'âme.
Corrigé de 1455 mots (soit 2 pages) directement accessible
bonheur meilleur science mort démocratie faire autrui devoir mon régimes place opinions autrement l'industrie partir morale penser connaître renoncer malgré ai-je recevables admettre autres objectivité eux qu'à hommes toute vie pouvons-nous recherche nous-mêmes
Notre sujet nous interroge sur la nature du bonheur dans son rapport avec autrui ; autrement dit, le bonheur est-il fait par les autres ou bien se réduit-il à une entreprise individuelle ? D’emblée, c’est notre conception du bonheur qu’il faut mettre à l’épreuve : comment pouvons-nous définir le bonheur et qu’est-ce que cela implique par rapport aux autres ? En d’autres termes, le bonheur est-il un état que l’on atteint dans l’isolement ou une activité qui se développe au contact des autres ? C’est, de ce point de vue, la nature politique du bonheur qu’il faut envisager : celui-ci éclôt-il dans l’enceinte de la Cité (polis, en grec) ou bien dépend-il d’autre chose ? Dès lors, si les autres peuvent faire mon bonheur, est-ce en m’aidant à atteindre un état de béatitude, en m’offrant quelque chose (sens courant de l’expression : « faire le bonheur de quelqu’un) ou bien en disposant les conditions d’une vie politique comme souhait d’une vie heureuse ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie