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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- histoire : Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.
Extrait du corrigé : l Qui d'autre que l'homme lui-même, c'est-à-dire les hommes qui composent une société, peut faire son histoire ? l On peut prendre l'exemple de la Révolution française : tout le peuple se soulève pour changer son histoire. On peut se demander comment le peuple a pu agir collectivement pour prendre la bastille, pourquoi l'armée a retourné ses canons contre la bastille, etc. l Mais, dans le cas d'une guerre, deux cas de figure se présentent : 1. le pays est attaqué, et alors, il n'a pas vraiment d'autre solution que de faire une guerre qui peut changer le cours de son histoire (mais ses ressources, sa volonté de combattre ou de collaborer, etc., sont ses caractéristiques propres, qu'il a élaborées dans son histoire, et qui déterminent, au moins en partie, l'issue de la guerre) ; 2. ce n'est pas le peuple tout entier, mais quelques-uns qui décident de faire la guerre (dans le cas, cette fois, d'une guerre offensive). Rousseau souligne, dans le Contrat social, II, 2, que la délcaration de guerre n'est pas un acte de souveraineté, c'est-à-dire un acte émanant de la volonté générale, de la société prise comme un tout, mais un acte particulier qui, de ce fait, peut être décidé par le gouvernement, et, éventuellement, par une seule personne. N'est-ce pas alors cette personne qui fait l'histoire de son peuple, c'est-à-dire sa propre histoire (l'histoire de cet homme), mais aussi l'histoire des autres, de ceux qui n'ont pas pris la décision qui engageait leur histoire ? Seuls quelques hommes font l'histoire l On peut alors se demander si ce ne sont pas seulement quelques hommes, des « grands hommes », qui font l'histoire, tandis que les autres la subissent.
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Le corrigé du sujet " Les hommes font ils leur propre histoire? " a obtenu la note de : aucune note
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Analyse du sujet :
l Qu’est-ce que faire son histoire ? 2 réponses possibles :
1. faire un travail d’historien, c’est-à-dire relater son histoire, faire de la science historique ;
2. être maîtres de leur histoire en tant que processus, qu’évolution dans le temps (il s’agit ici de la matière sur laquelle l’histoire comme science travaille).
l On voit que de ces deux sens, c’est le deuxième qui nous intéressera pour la question qu’on nous pose : il est asssez évident que ce sont les hommes qui font leur histoire en tant que science historique, il y a donc peu d’intérêt de s’interroger à-dessus (même si on peut se demander, par exemple, si un peuple est objectif sur son histoire et s’il ne vaut pas mieux que ce soit un autre peuple qui fasse cette histoire).
l Qu’entend-on par « les hommes » ?
1. chaque homme fait-il sa propre histoire personnelle ?
2. un groupe d’homme fait-il son histoire ? Un peuple, par exemple.
3. l’humanité toute entière ?
4. y a-t-il, dans chaque peuple, de grands hommes qui font l’histoire et tous les autres qui la subissent ?
Problématisation :
Si les hommes ne faisaient pas leur propre histoire, qui pourrait la faire à leur place ? Des dieux, le destin, le hasard ? Mais alors, pourrait-on encore penser la liberté de l’homme ? Si, à l’inverse, nous considérons que les hommes font leur propre histoire, un certain nombre de problèmes se posent :
l cela signifie-t-il que les guerres ou les malheurs ont été choisis par les hommes ? Ou bien simplement qu’ils en sont responsables sans les avoir choisis ?
l comment peut-il y avoir une histoire une et cohérente si elle est faite pr une multitude d’hommes aux intérêts divergeants ?
l nous naissons dans un lieu et un temps que nous n’avons pas choisi. Est-ce faire son histoire que de devoir s’accomoder de circonstances déjà présentes ?
Pour résoudre ces problèmes, il nous faut nous demander quelle est la signification que nous donnons à « hommes » quand nous nous demandons si les hommes font leur propre histoire. S’agit-il de se demander si chaque homme fat son histoire, si tous les hommes font leur histoire, ou simplement si rien d’autre que l’humain ne participe à l’histoire de l’humanité ?
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