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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : En réalité, on pense ou l'on a pensé. Il semble qu'au cours de notre vie, la pensée, le jugement, se soient glissésdans le sentir et l'aient transformé. En d'autres termes, pour expliquer ce genre d'illusion, il faut recourir au fait de l'habitude et admettre, comme le disait déjà Montaigne, que l'habitude a créé en nous une autre nature, qui a la même spontanéité que la nature originelle. Le poids des expériences antérieures est infiniment plus fort que celui de la réflexion actuelle, mais l'habitude est chargée de jugements implicites et c'est pourquoi l'on doit parler d'illusions de la perception plutôt que des illusions des sens.D'autres illusions de la vue sont plus proches de l'erreur comme celles qui sont relatives au mouvement. Je suis dans un train et impatient qu'il parte. De mon compartiment, je vois le compartiment du train voisin, également en instance de départ. Soudain, j'ai l'impression que mon train s'ébranle, mais, au bout d'un moment, je vois le quai, que le train voisin me dissimulait, ce n'est pas mon train qui est parti. Ou bien, du haut d'un pont, je regarde un cours d'eau rapide et il me semble que c'est le pont et moi qui sommes en mouvement. Ou encore, du bateau qui m'emporte, je crois voir la rive se mouvoir.
Corrigé de 1887 mots (soit 3 pages) directement accessible
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L'erreur se présente à la pensée comme un concept relativement lâche, est-ce un acte : « commettre une erreur » ou bien un état : « être dans l'erreur » ; quel rapport entre l'erreur commise au cours d'un jeu radiophonique et l'erreur de Le Verrier qui crût découvrir une nouvelle planète en supposant que les irrégularités dans la rotation de Mercure s'expliquaient par la présence d'une planète (« Vulcain », années 1870) dans son orbite ? La notion d'erreur est-elle assez large pour subsumer celle d'illusion ? Ne s'agit-il pas dans l'un et l'autre cas d'un jeu entre le vrai et le faux ? Cependant l'irréductibilité de l'illusion semble assez vite s'imposer à la pensée, n'a-t-elle pas cette dimension affective étrangère à l'erreur ? Tout notre problème tourne autour de la façon de présenter la nuance qui sépare les deux notions engagées.
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