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Sujet : La violence est elle une conséquence inévitable de la vie sociale ?

Définitions des termes :
  • violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.
  • vie : Du latin vita, «vie», «existence». 1. Vie : en biologie, ensemble des phénomènes propres à tous les organismes (animaux et végétaux), parmi lesquels l'assimilation, la croissance et la reproduction. 2. Durée s'écoulant de la naissance à la mort. 3. Élan vital : chez Bergson, courant de vie qui se déploie à travers la matière en créant perpétuellement de nouvelles formes.

Extrait du corrigé : Que l'on se penche sur l'histoire de l'humanité ou sur celle d'un enfant devenant adulte, il ne faut pas supposer au départ ce qui ne se trouve qu'à l'arrivée, mais procéder à une étude génétique (le terme est de Rousseau), comprendre comment on est passé du stade initial au stade ultime.      Dans ses discours, Rousseau reconstitue la genèse de l'humanité. Dans « Emile », il s'attache à la genèse de son âme. Conscient de l'originalité de sa méthode, il s'en explique dans sa « Lettre à Christophe de Beaumont », archevêque de Paris (1763), à la suite de la condamnation d' « Emile » par l'Eglise : « Vous supposez ainsi que ceux qui traitent de ces questions, que l'homme apporte avec lui sa raison toute formée, et qu'il ne s'agit que de la mettre en oeuvre. Or, cela n'est pas vrai ; car l'une des acquisitions de l'homme, et même des plus lentes, est la raison. L'homme qui, privé du secours de ses semblables et sans cesse occupé de pourvoir à ses besoins, est réduit en toute chose à la seule marche de ses propres idées, fait un progrès bien lent de ce côté-là : il vieillit et meurt avant d'être sorti de l'enfance de la raison. »      Ce qui se rapporte ici à l'individu vaut aussi pour l'humanité tout entière, car, d'une certaine façon, cette histoire de l'humanité recommence avec l'histoire de chaque être. Un passage de l' « Emile » le montre bien : « O Emile ! où est l'homme de bien qui ne doit rien à son pays ? Quel qu'il soit, il lui doit ce qu'il y a de plus précieux pour l'homme, la moralité de ses actions et l'amour de la vertu. Né dans le fond d'un bois, il eût vécu plus heureux et plus libre : mais n'ayant rien à combattre pour suivre ses penchants, il eût été bon sans mérite, il n'eût point été vertueux, et maintenant, il sait l'être malgré ses passions.

	La violence est elle une conséquence inévitable de la vie sociale ?

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