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Définitions des termes :
- obéir : Verbe transitif indirect (latin oboedire, de audire, écouter). * Se soumettre à la volonté de quelqu'un, à un règlement, exécuter un ordre : Obéir à ses parents, à la loi. * Céder à une incitation, un sentiment, etc. : Obéir à ses instincts. * Répondre au mouvement commandé, fonctionner correctement : Les freins n'obéissent plus. Mes jambes refusent d'obéir. * Être soumis à une force, une action, une règle par une nécessité naturelle : Les corps obéissent à la pesanteur.
- renoncer : Abandonner un droit, une idée, se défaire, se dessaisir, se démettre.
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
Extrait du corrigé : .. moi-même, qu'à une partie de ma volonté, qui se trouve coïncider avec celle d'autrui. Sans doute, en obéissant à la « volonté générale », ne réaliserai-je pas toutes mes volontés, je ne satisferai pas tous mes intérêts. Mais je me réaliserai que ce que je veux, que mes intérêts. En aucun cas je ne serai soumis à la volonté d'un autre. Bref, je resterai libre. « Tant que les sujets ne sont soumis qu'à de telles conventions, ils n'obéissent à personne, mais seulement à leur propre volonté. » En obéissant à la loi, qui n'est qu'une déclaration de la « volonté générale », je perds ma liberté naturelle de faire tout ce que je veux ou plus précisément tout ce que je peux , étant donné la force des autres qui peuvent s'opposer à mes projets. Mais je gagne précisément une liberté politique, qui me permet à la fois de n'obéir qu'à moi-même (puisque je peux me considérer comme l'auteur de la volonté générale, qui est une partie de MA volonté), et ne pas subir la volonté d'un autre (plus fort, plus rusé, plus riche). « On a beau vouloir confondre l'indépendance et la liberté. Ces deux choses sont si différentes que même elles s'excluent mutuellement.
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Le corrigé du sujet "Obéir est-ce renoncer à sa liberté ?" a obtenu la note de : 









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L’article premier de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 affirme que « les hommes naissent et demeurent libres. » En ce sens la liberté de l’homme est innée, il ne l’acquiert pas, elle fait en quelque sorte partie de sa nature. Le renoncement compris comme abandon de cette liberté dite naturelle semble de prime abord impossible. Cependant la liberté peut être prise dans un second sens, elle est alors la liberté civile celle qui prend sens à partir du moment où l’homme appartient à une société. Cette liberté diffère de la première dans la mesure où elle est définie extérieurement, par la cité, et non intrinsèquement comme la première. L’émergence de cette deuxième liberté pose le problème de leur conciliation. Faut-il renoncer à la première pour pouvoir bénéficier de la seconde ce qui semble nécessaire si l’homme veut faire partie et être reconnu comme membre de la société ? Pour répondre à ce problème nous analyserons tout d’abord la liberté dite naturelle, quel sens faut-il lui donner ? Ensuite nous étudierons la nature de la relation entre les deux types de liberté. Enfin nous donnerons à la liberté une dernière définition qui nous permettra de résoudre cette tension.
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