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Définitions des termes :
- sentiment : État affectif stable et durable lié à des représentations ou des émotions
- croyance : Pour Kant, elle peut désigner l'opinion ("croyance qui a conscience d'être insuffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement"), la foi ("si la croyance n'est que subjectivement suffisante, et si elle est en même temps tenue pour objectivement insuffisante, elle s'appelle foi"), et la science ("croyance suffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement").
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
Extrait du corrigé : a) C'est d'abord sur la notion de divinisation, qui est au centre de l'énoncé, qu'il faut faire porter l'analyse. L'énoncé laisse entendre peu ou prou que cette divinisation serait l'oeuvre d'un homme : le sentiment religieux, besoin consubstantiel à l'espèce, produirait littéralement, par une relation de cause à effet (portée par le verbe « impliquer ») la divinisation de ce sur quoi il porte. A l'encontre de cela, et même pour répondre positivement à l'énoncé, il faut inverser la relation : c'est Dieu qui me fait croire, c'est la présence du divin qui implique le sentiment religieux. Ainsi le Dieu « sensible au coeur » de Pascal n'est pas produit par le coeur, mais c'est au contraire lui qui rend le coeur sensible. C'est tout le sens du « mystère » de Jésus, auquel on croit d'abord, avant de chercher à étayer cette foi, qui est un fait donné.b) Cette relation peut être comprise dans l'autre sens : l'attitude religieuse se définit alors comme divinisation de ce sur quoi elle porte, y compris quand ce n'est plus un objet divin en tant que tel. L'analyse de Nietzsche vise par exemple à le dénoncer dans les sciences, notamment dans le § 344 du Gai Savoir (« en quoi nous sommes, nous aussi, encore pieux »). Ainsi, pour lui, la science repose elle aussi sur une « foi métaphysique », qui « fut aussi celle de Platon, pour qui le vrai s'identifie à Dieu et toute vérité est divine ». L'attitude religieuse, qui consiste à diviniser ce sur quoi elle porte, se retrouve aussi en dehors de la religion. II - La divinité n'épuise pas l'attitude religieuse.
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Le corrigé du sujet "Le sentiment religieux implique-t-il la croyance en un être divin ?" a obtenu la note de : aucune note
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La raison peut admettre l'existence de Dieu sans pour autant se soumettre aux exigences de la religion. Telle sera l'attitude adoptée par la plupart des philosophes du siècle des Lumières. Mais, la reconnaissance de l'existence de Dieu implique une révélation divine. Il ne peut donc y avoir de foi en Dieu chez celui qui n'est pas religieux.
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