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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Notre conscience peut-elle éclairer toute notre vie psychique ? L'expérience commune nous apprend que la portée et la valeur de ce « savoir » ont des limites. Par exemple, accomplir un acte « sans s'en rendre compte », c'est agir inconsciemment, par automatisme. Ainsi, nous n'avons pas conscience de tout ce qui se passe dans notre vie psychique. Par exemple, en repensant à un rêve nocturne, il peut me paraître mystérieux, voire insensé ou choquant. Pourtant, c'est bien « en moi » qu'il s'est déroulé. Cela montre qu'un phénomène psychique dont nous avons conscience peut nous être incompréhensible. Il est donc nécessaire d'aborder le rapport global entre conscience et inconscience. Les exemples évoqués font apparaître une différence entre des phénomènes signifiant l'absence de la conscience et des phénomènes révélant la présence active d'une force psychique, distincte de la conscience, que nous pouvons nommer, avec Freud, l'inconscient. Inconscience et ignorance L'inconscience a tout d'abord une définition négative simple : est inconscient ce qui « n'est pas » conscient.
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« Je sais que je sais ; je sais que je désire ; je sais que je veux », décrit Alain dans Vigiles de l’esprit à propos de la conscience. On peut distinguer trois types de conscience : la conscience spontanée, réfléchie et morale. La conscience de soi semble correspondre le mieux à la conscience réfléchie qui implique un retour sur soi. En ce sens, être conscient de soi, c’est être conscient d’être conscient, savoir qu’on est conscient. On voit bien dans cette formule, de même que dans la formule d’Alain que la conscience de soi implique une connaissance, conformément au sens étymologique du terme (scire).
Mais si la conscience implique une connaissance, s’agit-il une connaissance de soi ?
Chacun semble a priori le mieux placé pour se connaître lui-même et cela semble évident de dire que lorsqu’on se connaît, on est conscient de soi. Or, cette connaissance sera toujours partiale et incomplète. En réalité, ce que l’on peut affirmer plus aisément est que la conscience de soi implique une certaine connaissance du monde plutôt que de soi, car le moi est bien plus difficile à connaître que les objets du monde.
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