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Sujet : Doit-on penser par soi même

Définitions des termes :
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.

Extrait du corrigé : Ce jugement est la comparaison de notre action avec ce que nous commande la raison, à savoir, l'impératif catégorique formulé au § 7 du même ouvrage : « Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse en même temps toujours valoir comme principe d'une législation universelle. » L'impératif catégorique auquel nous comparons toujours de fait notre action est proclamé par notre raison comme un devoir, une obligation « Agis [...] ! »  L'existence de ce devoir en nous nous démontre chaque fois que nous sommes libre de déterminer notre volonté. La volonté autonome dirige donc chaque fois librement l'action. Ce raisonnement que Kant tient sur l'action, nous tentons maintenant de le tenir sur la pensée : chaque fois que nous pensons « mal », nous savons que nous étions libre de penser autrement parce qu'il existe un devoir moral. Par conséquent, en nous inspirant de Kant, nous pouvons dire que notre volonté peut se porter sur l'objet qu'elle désire, en particulier, sur le fait de « penser par soi-même », c'est-à-dire librement, comme l'a montré la première partie de notre investigation.   Il subsiste cependant un problème : si notre pensée est libre, alors nous pouvons penser de manière immorale. Mais, d'après ce qui vient d'être dit, dans ce cas, nous nions la liberté de notre volonté, puisque n'est libre que la volonté qui est morale. Or, si notre volonté n'est pas libre, alors il existe un motif qui la détermine et à nouveau l'existence d'un motif déterminant de la volonté entre en contradiction avec son objet, à savoir la pensée libre. La perspective kantienne apparaît donc très restrictive puisqu'elle permet de répondre positivement à notre question dans le seul cas d'une pensée qui serait morale.

	Doit-on penser par soi même

Corrigé : 	Doit-on penser par soi même	Corrigé de 2150 mots (soit 3 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Doit-on penser par soi même " a obtenu la note de : aucune note

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Définitions

  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.

Problématique

Analyse du sujet :

  • La forme de notre sujet est une question fermée : il s'agira d'y répondre par « oui » ou « non » en conclusion, au terme de l'argumentation qui fait l'objet du corps de la dissertation. L'argumentation est toujours la défense d'une thèse, c'est-à-dire, une prise de position par rapport à un problème qu'il s'agit de mettre au jour dans l'introduction. Pour faire surgir le problème qui sommeille dans le sujet, il convient d'analyser les termes qui composent celui-ci :
  • Nous relevons trois termes essentiels qui composent le sujet : « faut-il », qui se rapporte à la notion de devoir, d'obligation, « vouloir », qui se rapporte à la notion de volonté, et « penser par soi-même ». C'est sur ce troisième terme qu'il faudra d'abord concentrer notre attention.
  • « penser par soi-même » semble indiquer une autonomie de la pensée. Il faudra se demander jusqu'à quel point elle est possible.
  • La volonté s'articule toujours avec deux termes : l'objet sur lequel elle porte (nous voulons toujours quelque chose), et le motif qui fait se porter la volonté sur son objet (nous voulons quelque chose pour une raison particulière).
  • Notre sujet nous demande si il faut vouloir penser par soi-même, autrement dit, si il existe un motif qui serait en même temps un devoir qui justifierait que l'on dirige notre volonté vers l'autonomie de la pensée. Si nous trouvons un motif, il faudra alors se demander s'il peut être élevé au rang de devoir, c'est-à-dire d'un motif inconditionné, qui s'impose à nous. Un simple motif ne s'impose en effet pas directement : il entre en concurrence avec d'autres motifs qui nous invitent à diriger autrement notre volonté. Préférer tel ou tel motif résulte donc d'une délibération, alors qu'on ne délibère pas sur un devoir puisqu'il s'impose.

Problématisation :

Rappelons que la problématique est l'ensemble des problèmes qui gisent sous le sujet, hiérarchisés en vue de leur résolution dans le corps de la dissertation. Pour qu'il faille vouloir penser par soi-même, il faut déjà que ça soit possible. Le premier problème que nous devons résoudre pour pouvoir répondre à la question du sujet peut donc se formuler sous la forme de la question suivante :

  1. Dans quelle mesure peut-on penser par soi-même ?

Répondre à cette première question limitera déjà le champ de la pensée autonome. Il faudra alors trouver un motif qui nous fera vouloir penser par nous-même, puis nous demander s'il est aussi un devoir. D'où les questions :

  1. Y a-t-il des raisons de vouloir penser par soi-même ?
  2. Ces raisons, s'il y en a, sont-elles des devoirs ?


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