LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Définition des termes du sujet : Aussi surprenante qu'elle puisse paraître, l'expression de « corps propre » peut s'entendre dans trois sens différents : d'une part le corps lavé, le corps dont on a pris soin, d'autre part le corps en tant que tel, si l'on prend « propre » dans le sens de singulier, et enfin notre « propre » corps, le corps qui est le nôtre. Dans tous les cas l'idée est celle d'un corps à la fois important et réclamant de l'attention. Deux alternatives sont proposées pour définir le rôle de ce corps : la première est l'idée du corps comme « prison ». L'idée du corps prison est d'origine platonicienne, et elle a été un lieu commun important de la tradition philosophique. Platon parle du corps comme « prison de l'âme », il est une réalité matérielle contraignante qui constitue une entrave à l'activité de l'âme. Cette idée de corps prison s'oppose ici à l'idée d'un corps pris comme voie d'accès au monde extérieur, comme ouverture, éventuellement comme moyen d'expression, de conquête du monde. Il importe d'abord de bien examiner les deux alternatives et leurs implications. Considérer le corps comme une prison, c'est vouloir s'en détourner, ou du moins vouloir donner la priorité, si ce n'est l'exclusivité, à une autre instance, et en particulier à l'esprit, à ce qui en nous est incorporel. Qu'est-ce qui peut découler d'un tel choix ? Notre vie sera guidée par autre chose que des besoins corporels, que l'on essaiera d'affaiblir au maximum, ce qui supposera par exemple des pratiques d'ascèse.
Corrigé directement accessible
15000 corrigés de disseration en philosophie