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Sujet : Peut-on penser par soi-même?

Définitions des termes :
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.

Extrait du corrigé : Mais, d'après ce qui vient d'être dit, dans ce cas, nous nions la liberté de notre volonté, puisque n'est libre que la volonté qui est morale. Or, si notre volonté n'est pas libre, alors il existe un motif qui la détermine et à nouveau l'existence d'un motif déterminant de la volonté entre en contradiction avec son objet, à savoir la pensée libre. La perspective kantienne apparaît donc très restrictive puisqu'elle permet de répondre positivement à notre question dans le seul cas d'une pensée qui serait morale. Nous sommes à nouveau contraint d'envisager une autre hypothèse que celle de la pensée libre.     III - Redéfinition de la pensée autonome   Concentrons nous à nouveau sur le fait de la raison kantienne appliqué à nos pensées : nous pensons librement, moralement ou non et d'autre part, nous ne pouvons pas ne pas comparer notre pensée à une pensée morale. Autrement dit deux pensées se confrontent en nous. Devons-nous affirmer que la première pensée (non morale) est vraiment libre ou bien ne nous « vient » elle pas plutôt sans que nous puissions décider l'objet sur lequel elle porte ? De même, concernant la seconde, ne peut-on pas penser qu'elle nous advient, parce que nous vivons dans une société dont l'histoire a érigé des valeurs morales qui sont les nôtres qu'on le veuille ou non ? Selon cette nouvelle hypothèse, nous ne contrôlons pas les pensées  : elles nous adviennent. Est-ce à dire que penser « par soi-même » est impossible ?

	Peut-on penser par soi-même?

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Définitions

  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.

Problématique

Analyse du sujet :

  • La forme de notre sujet est une question fermée : il s'agira d'y répondre par « oui » ou « non » en conclusion, au terme de l'argumentation qui fait l'objet du corps de la dissertation. L'argumentation est toujours la défense d'une thèse, c'est-à-dire, une prise de position par rapport à un problème qu'il s'agit de mettre au jour dans l'introduction. Pour faire surgir le problème qui sommeille dans le sujet, il convient d'analyser les termes qui composent celui-ci :
  • Nous relevons trois termes essentiels qui composent le sujet : « faut-il », qui se rapporte à la notion de devoir, d'obligation, « vouloir », qui se rapporte à la notion de volonté, et « penser par soi-même ». C'est sur ce troisième terme qu'il faudra d'abord concentrer notre attention.
  • « penser par soi-même » semble indiquer une autonomie de la pensée. Il faudra se demander jusqu'à quel point elle est possible.
  • La volonté s'articule toujours avec deux termes : l'objet sur lequel elle porte (nous voulons toujours quelque chose), et le motif qui fait se porter la volonté sur son objet (nous voulons quelque chose pour une raison particulière).
  • Notre sujet nous demande si il faut vouloir penser par soi-même, autrement dit, si il existe un motif qui serait en même temps un devoir qui justifierait que l'on dirige notre volonté vers l'autonomie de la pensée. Si nous trouvons un motif, il faudra alors se demander s'il peut être élevé au rang de devoir, c'est-à-dire d'un motif inconditionné, qui s'impose à nous. Un simple motif ne s'impose en effet pas directement : il entre en concurrence avec d'autres motifs qui nous invitent à diriger autrement notre volonté. Préférer tel ou tel motif résulte donc d'une délibération, alors qu'on ne délibère pas sur un devoir puisqu'il s'impose.

Problématisation :

Rappelons que la problématique est l'ensemble des problèmes qui gisent sous le sujet, hiérarchisés en vue de leur résolution dans le corps de la dissertation. Pour qu'il faille vouloir penser par soi-même, il faut déjà que ça soit possible. Le premier problème que nous devons résoudre pour pouvoir répondre à la question du sujet peut donc se formuler sous la forme de la question suivante :

  1. Dans quelle mesure peut-on penser par soi-même ?

Répondre à cette première question limitera déjà le champ de la pensée autonome. Il faudra alors trouver un motif qui nous fera vouloir penser par nous-même, puis nous demander s'il est aussi un devoir. D'où les questions :

  1. Y a-t-il des raisons de vouloir penser par soi-même ?
  2. Ces raisons, s'il y en a, sont-elles des devoirs ?

 



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