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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
Extrait du corrigé : Nous avons tendance à tenir pour claires et évidentes les opinions auxquelles nous sommes habitués. En revanche, les idées nouvelles les mieux fondées ont du mal à se faire accepter. Au nom de l'évidence, c'est-à-dire des traditions bien établies et des idées coutumières, les penseurs officiels, installés dans leur conformisme, ont toujours critiqué les grands créateurs d'idées neuves. L'Académie des Sciences se moqua de Pasteur, comme les vieux chimistes s'étaient moqués des découvertes de Lavoisier. Les vérités les plus fécondes, bien loin de s'imposer tout d'abord comme des évidences, furent toujours proposées, au contraire, dans l'étonnement et le scandale. IV. Une idée ne serait donc pas qualifiée de vraie ou fausse en elle-même, par ses caractéristiques intrinsèques, mais seulement par sa conformité ou sa non-conformité à la réalité. Les scolastiques disaient : « la vérité, c'est la conformité de notre pensée aux choses » (adequatio rerum et intellectus). Mais une telle définition est absolument stérile pour une raison très simple : c'est que nous n'avons pas la possibilité de sortir de nous-mêmes, de notre système de représentations pour confronter la copie et le modèle. Tout ce que nous connaissons c'est notre pensée, notre image du monde, nos expériences sur le monde.
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