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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- langage : 1) Faculté de parler ou d'utiliser une langue. 2) Tout système de signes, tout système signifiant, toute communication par signes (verbaux ou non verbaux). Le langage désigne aussi la totalité des langues humaines.
- pouvoir : Du latin populaire potere, réfection du latin classique posse, «être capable de ». 1° Verbe : avoir la possibilité, la faculté de. 2° Avoir le droit, l'autorisation de. 3° Nom : puissance, aptitude à agir. 4° En politique, ressource qui permet à quelqu'un d'imposer sa volonté à un autre, autorité. 5° Employé seul (le pouvoir), les institutions exerçant l'autorité politique, le gouvernement de l'État.
- monde : Ensemble des réalités matérielles qui constitue l'univers, mais aussi le monde humain, les relations entre les hommes.
Extrait du corrigé : 2° Le langage nous donne du pouvoir par sa fonction de nommer les choses On peut penser que le langage ne tient pas uniquement son pouvoir de la force de persuasion d'un discours bien construit et évocateur, mais de sa propriété même de nommer les choses. Le langage contribue à nous donner du pouvoir parce qu'il n'est ni une copie de la réalité ni un simple véhicule de la pensée, mais qu'il nous permet de former notre pensée et notre connaissance du monde en créant des catégories dans le réel. Rousseau, dans l'Essai sur l'origine des langues, pense l'origine du langage à partir du besoin de l'homme d'exprimer ses sentiments et de demander de l'aide à ses congénères. Le langage évolue ensuite dans le sens d'une généralité et d'une abstraction qui permettent de former des idées générales et des concepts, en regroupant les objets du réel en catégories selon leurs propriétés. Le langage contribue ainsi au pouvoir de l'homme sur le monde et sur ses semblables. En permettant la connaissance du réel, il permet d'agir sur les choses par la maîtrise de leurs propriétés, et, par sa fonction de communication, il forme la base des sociétés humaines fondées sur un système de règles, édictées par le langage : il permet ainsi de réglementer les rapports humains par l'accord sur des significations. 3° Le langage est orienté vers l'action sur le monde et sur nos semblables, mais n'épuise pas l'essence du réel Selon Bergson, le langage est une création de l'organisme social qu'est l'homme, et est directement orienté vers l'action. Par les concepts, nous découpons le réel selon des catégories qui ne correspondent pas tant à l'essence des choses qu'à nos besoins en vue de cette action sur le réel. Le langage correspond donc à la connaissance théorique du réel en vue de l'action et à des habitudes sociales : il contribue ainsi à notre pouvoir sur le réel et sur nos semblables, par des catégories partagées par tous qui permettent une action commune. Mais ces catégories ne nous donnent pas le pouvoir d'accéder aux articulations propres du réel, qui résistent à cette classification en termes de besoin.
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Le corrigé du sujet " Dans quelle mesure le langage contribue t il à nous donner du pouvoir sur le monde et sur nos semblables ?" a obtenu la note de : aucune note
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Le langage apparaît à la fois comme le véhicule d’expression de la pensée, comme moyen de nommer les choses et de communiquer. S’interroger sur le pouvoir du langage amène à s’interroger sur ces fonctions, qui donnent au langage un pouvoir propre, qui n’est pas seulement hérité de la pensée qu’il véhicule ni de la réalité dont il serait une copie sous forme de signes. Dans quelle mesure dire les choses peut alors contribuer à nous donner une emprise sur elles et sur les destinataires du discours ? Comment le langage, par sa nature même, peut-il permettre non pas seulement un discours, mais une action sur le monde et les autres ? Nous verrons dans un premier temps que le langage s’adresse aux passions de ses destinataires et a le pouvoir d’être détaché de la réalité, pour créer une vérité qui lui est propre, ce qui lui confère sa force de persuasion. Nous nous demanderons alors si le langage n’est pas plutôt ce qui forme notre raison et notre pensée, en nous permettant d’agir ainsi ensemble sur un monde connu. Il sera alors possible d’affirmer que si le langage contribue à nous donner du pouvoir sur un plan pratique, son ambition ne doit pas être étendue à la connaissance de l’essence même des choses dégagées du projet d’agir sur elles.
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