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Extrait du corrigé : Et il apparaît difficile, une fois la vérité apprise, de comprendre la réalité du mensonge. Le mensonge, s'il peut être pardonner, relativement à une situation précise, n'est pour autant jamais légitime. · Une autre vraie question se pose alors : comment prétendre éradiquer le mensonge qui semble être un produit inévitable de la nature humaine en tant qu'il est en rapport avec autrui ? III- L'impératif catégorique kantien : un idéal régulateur, une méthode. · En réalité, si l'on ne peut, dans la réalité éradiquer totalement le mensonge, on doit pour autant continuer de le vouloir. · Le devoir de vérité en tant qu'absolument et inconditionnellement respecté, est donc l'idéal que toute société devrait se donner. Il faut continuer, pour persévérer dans son être, à vouloir que l'homme puisse ne pas mentir pour que l'horizon du respect humain soit celui que se donne une société et une culture. · En cela l'impératif catégorique kantien peut tout à fait être une méthode efficace : « agis uniquement d'après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle ». Or, en ce qui concerne le mensonge, que se passe-t-il si nous l'universalisons ? Le mensonge suppose que l'autre, que vous trompez, vous croit (sinon il n'y a pas mensonge), or si on universalise le mensonge, et que toute le monde ment, alors il n'y a plus personne pour croire au mensonge (puisque tout le monde sait que tout le monde ment) : le mensonge, dans l'universel, s'autodétruit.
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Il s’agit de nouer de manière problématique une incapacité apparente à ne pas (ne jamais) mentir avec l’illégitimité intrinsèque (au moins aussi en apparence) du mensonge lui-même. Comment donc concilier la question de fait (l’homme ne pourrait s’empêcher de mentire aux autres) et la question de droit (le mensonge est un manque de respect envers l’autre) ? A-t-on la capacité réelle et effective de ne jamais mentir aux autres ? Le mensonge ne peut-il pas se justifier, et donc se concilier avec une certaine forme de légitimité ? Cette justification n’est-elle pas toujours illégitime ? A quelles conditions, et selon quels critères pourrait-on ne jamais mentir aux autres ?
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