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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : La liberté est l'enjeu majeur de ce sujet : l'intériorisation peut aussi être une prison (et la pire qui soit puisque justement nous n'avons plus alors de rapport extérieur, objectif, à notre propre action). Le devoir névrotique, où l'on se force à faire quelque chose comme devoir, ne montre-t-il pas que le devoir ne doit pas être une contrainte ? Le devoir est l'intention et la volonté de bien faire, exigence purement désintéressée, qui ne prend son sens qu'en dehors de la contrainte. Ainsi, loin de définir le devoir, la contrainte peut être sa négation. Références utiles : Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, Freud. Approche problématique Le sujet pose le problème de l'action dirigée à l'encontre du penchant naturel. Il s'agit ici de confronter deux termes qui peuvent aux premiers abords paraître identiques, à savoir le devoir et la contrainte. Cependant il s'agit tout d'abord de s'interroger sur l'origine de cette action forcée, dans le cas de la contrainte, elle vient de l'extérieur, je suis contraint par quelqu'un, cet acte ne vient pas de moi mais d'autrui ou d'une institution qui possède un certain pouvoir sur moi. Le devoir par contre vient de moi, je me dois de faire quelque chose au nom de la morale. La difficulté rencontrée dans le problème posé sera de déterminer si ces limites sont aussi évidentes qu'elles en ont l'air.
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La notion de devoir évoque l’idée de contrainte et par suite, presque logiquement pourrait-on croire, le renoncement à la liberté. Chacun entend dans le devoir l’idée de ce qu’il a lieu d’être fait, de ce qu’il est nécessaire de faire par opposition à ce qui est simplement opportun ou contingent. Faut-il dés lors assimiler le devoir à une contrainte et le respect au devoir à un renoncement de la liberté ?
Les devoirs apparaissent en premier lieu comme des obligations extérieures, en somme des contraintes qui s’imposent à nous sans que nous l’ayons décidés, tel est en effet le caractère de la plupart des obligations sociales.
Mais toute contrainte de type sociale, ou imposée par la société ne saurait une obligation morale c’est-à-dire un devoir. Le devoir n’exige-t-il pas l’idée d’obéissance consentie ?
Enfin, ne trouvons-nous pas dans le devoir moral la plus haute expression de notre liberté ? Celle en effet qui nous fait agir de façon indépendante et spontanément et contre tout type de déterminisme physique.
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