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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
Extrait du corrigé : Il y aurait en nous u « réservoir » de forces et de désirs (ou pulsions) dont nous n'aurions pas conscience, mais qui agiraient sur nous.. Pour le dire brutalement, en ce sens, l'homme n'agirait pas (ne choisirait pas ses actes e toute connaissance de cause, dans la clarté), mais serait agi (c'est-à-dire subirait, malgré lui, des forces le contraignant à agir) : il ne serait pas « maître dans sa propre maison », il ne serait pas maître de lui. Empruntons à Freud un exemple simple. Un président de séance, à l'ouverture dit « Je déclare la séance fermée » au lieu de dire « Je déclare la séance ouverte ». Personne ne peut se méprendre sur ses sentiments ; il préférerait ne pas être là. Mais ce désir (ne pas assister au colloque) ne peut s'exprimer directement, car il heurterait la politesse, les obligations sociales, professionnelles, morales du sujet. Notre président subit donc deux forces contraires : l'une parfaitement en accord avec les obligations conscientes, l'autre qui ne l'est pas et qui ne peut s'exprimer directement, ouvertement. Il y a donc conflit, au sein du même homme, entre un désir conscient, conforme aux normes morales et un autre désir plus « gênant ». Or, dans notre exemple, ce second désir, malgré la volonté de politesse du président, parvient à s'exprimer, mais de façon détournée, anodine : on dira que « sa langue a fourché ». Ici, l'exemple est simple dans la mesure où le président a sans doute parfaitement conscience qu'il ne veut pas être là.
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Le corrigé du sujet " n'exprime-t-on que ce dont on a conscience ?" a obtenu la note de : aucune note
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Si nous nous demandons si l’on exprime uniquement ce dont on a conscience, cela signifie que nous sommes invités à réfléchir exclusivement sur le premier sens du mot conscience que nous venons de définir, à savoir l’aperception de nos propres représentations, ce savoir réflexif de nos représentations. A première vue, que l’on puisse exprimer uniquement ce dont on a conscience parait à ce point évident que la question qui nous est posée en devient presque illégitime : bien entendu que nous n’exprimons que ce dont on a conscience, car le langage n’est pas une activité spontanée, mais un effort d’extériorisation de ce dont nous savons que nous en avons connaissance. D’autre part, la conscience désigne la totalité de l’activité psychique pour certains auteurs, de sorte qu’il est en vérité impossible d’exprimer ce dont on n’a pas conscience, car en dehors de la conscience, il n’y a rien. Mais ne faisons-nous pas fausse route en prétendant une telle chose ? Il se peut en effet que la conscience n’épuise pas la totalité de notre activité psychique, que la conscience soit déterminée par autre chose qu’elle-même, à moins que cette autre chose lui-même s’exprime.
Nous nous demanderons donc si l’expression est commensurable à la conscience, ou si, au contraire, l’expression ne se limite pas aux étroites frontières de la conscience.
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