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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
- passé : Dimension du temps écoulé dans son irréductible irréversibilité. D'ordre biologique, pulsionnel, social, historique ou psychologique, le passé pèse sur l'homme dans le sens du déterminisme, mais, il structure aussi activement la personnalité sans laquelle la liberté serait impossible ou illusoire. La liberté qui peut d'ailleurs s'exercer à l'égard du passé lui-même, dans la mesure où le sens accordé au passé reste du choix de l'individu (cf. Sartre). Par sa nature même, la connaissance du passé humain reste, selon les cas, occultée, aléatoire, partielle, subjective, soumise au moment social; elle laisse ainsi souvent une marge d'indétermination propice aux illusions et à l'action de l'imaginaire.
- mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
Extrait du corrigé : Pour guérir le présent d'un patient malade, il faut ainsi en retrouver le passé perdu car, comme l'affirme Freud, l'inconscient n'oublie rien. Dans ses Etudes sur l'hystérie, Freud écrit que le névrosé « souffre de réminiscences ». Cela signifie qu'un traumatisme oublié par le névrosé fait retour dans sa mémoire et, ne pouvant parvenir à sa conscience, s'exprime sous forme de symptôme. Pour guérir le névrosé, il faut donc parvenir à ce que ce passé arrive jusqu'à la mémoire du névrosé, qu'il passe outre la censure. Il faut que le névrosé réussisse à dire la réminiscence avec des mots au lieu de la refouler avec des actes. Dans La Généalogie de la morale, Nietzsche a montré que l'oubli n'est pas une faculté passive qui résulte de l'inertie du psychisme, de ses fatigues ou de sa faiblesse. L'oubli est un pouvoir actif d'enrayement. Il correspond à la phase de "digestion psychique" des événements, comparable à celle de la digestion organique des aliments auxquels nous ne pensons plus une fois absorbés. L'oubli est l'effet d'une assimilation. C'est un temps mort durant lequel se fait table rase ou place nette pour les choses nouvelles et plus nobles : "La faculté active d'oubli est une sorte de gardienne, de surveillante chargée de maintenir l'ordre psychique, la tranquillité, l'étiquette.
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Le corrigé du sujet " Peut-on dire que le passé n'est jamais mort ?" a obtenu la note de : aucune note
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- Le passé, par définition, constitue ce qui n’est plus, ce qui a été, et ce à quoi on ne peut plus rien changer. Par conséquent, il semble irrémédiablement « mort ».
- Mais le passé peut également être quelque chose qui, d’une certaine manière, est toujours présent.
- En effet, le passé agit sur nous et que ce soit par le biais des souvenirs, de l’expérience ou des habitudes, il y a un passé qui semble s’incarner dans le présent.
- Il est ainsi difficile de concevoir un homme « sans passé », car il serait dépourvu de langage, incapable d’utiliser tout ce que l’éducation apporte à un homme, tout ce qui constitue chez le commun des mortels le « passé » et qu’on utilise tous les jours.
- Reste à savoir si ce « passé » qui agit sur nous par le biais de la mémoire est véritablement le passé.
- En effet, notre mémoire est infidèle, et il se peut qu’elle trahisse les faits réels. Entre ce qui s’est passé réellement et ce que nous avons retenu, il peut exister un énorme fossé.
- Si tel était le cas, ne serait-ce pas cependant un moyen, justement, de rendre sa vie au passé ?
- On pourrait effectivement penser que le passé, c’est cette interprétation de l’histoire par laquelle l’homme donne sens au présent.
Affirmer que le passé n’est jamais mort confine à la contradiction, car, comme la mort, le passé n’est-il pas ce qui n’est plus ? Le passé, n’est-ce pas, par définition, du « présent mort » ? Cependant, il faut bien avouer que cela pose problème, car l’on vit toujours avec son passé. Le passé est ce qui nous a fait tel que nous sommes aujourd’hui, et on ne peut considérer quelque chose indépendamment de son passé : la manière dont quelqu’un mène sa vie dépend de son passé, ce qui laisse supposer que le passé persiste toujours chez l’homme.
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