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Extrait du corrigé : Il ne s'agira plus de montrer le réel afin d'agir sur lui, mais de le grossir pour le voir en lui-même. II - Schopenhauer : l'art exprime les Idées Schopenhauer, dans Le monde comme volonté et représentation, se rapproche de l'argumentation bergsonienne. Disons d'abord que pour Schopenhauer le monde se donne sous deux angles : d'une part, il est volonté, la volonté étant un principe métaphysique d'une parfaite unité, en vertu duquel toutes choses sont identiques en leur fond ; d'autre part, il est représentation, qui n'est autre que la manière dont nous nous représentons la volonté sous la forme d'individus distincts et séparés. Ainsi, la représentation que nous avons du monde nous masque son unité, qui est celle de la volonté. Or, la représentation nous contraint à n'envisager les choses que sous le rapport de l'utilité qu'elles ont pour nous. Ainsi, lors d'une promenade à la campagne, l'arbre que je vois dans un champ ne sera vu qu'en vertu de l'ombre qu'il peut me procurer. La représentation est au service de la volonté, puisque celle-ci nous pousse à considérer dans les objets que nous percevons que ce qui peut nous servir. Cependant, il est possible de passer outre ce rapport d'utilité, en détachant la connaissance des rapports entre les choses. Ainsi, on ne considère plus l'avantage que procure tel ou tel objet, mais l'on sonde - pour ainsi dire - sa nature profonde. On pourra ainsi s'apercevoir que, par-delà ce qui nous distingue du point de vue de la représentation, nous ne faisons qu'un avec l'objet du point de vue de la volonté.
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