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Sujet : Tout objet fabriqué peut-il être considéré comme beau ?

Définitions des termes :
  • tout : La totalité sans exception.
  • objet : (n. m., étym. : latin ob-jectum : ce qui est placé devant ; chose). 1. Tout ce qui est présenté par la perception, avec un caractère stable et indépendant du sujet (objet externe) ; pour la phénoménologie, l'objet est déterminé par la visée de la conscience (cf. sens 3). 2. Tout ce qui se présente à un sujet, s'offre à la pensée, et qui est distinct de l'acte de représentation ou du sentiment (donc du sujet), c.-à-d. aussi bien le percept, l'image, l'idée, que l'objet externe ou la personne aimée. 3. Le but qu'on se propose d'atteindre (cf. un objectif).
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • beau : 1. Norme permettant le jugement esthétique ; cf. valeur. 2. Sens concret : objet du jugement esthétique ; ce qui provoque une émotion esthétique par l'harmonie des formes, l'équilibre des proportions. 3. (Par ext.) Ce qui suscite une idée de noblesse, de supériorité morale (un beau geste). 4. Pour KANT, le jugement de goût ne détermine pas son objet en le pensant sous un concept universel, puisqu'il porte toujours sur un cas parti­culier ; c'est un jugement réfléchissant dont l'universalité réside dans l'accord des sujets ; c'est pourquoi le beau est défini comme « ce qui plaît universellement sans concept » ; « la beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle est perçue en lui sans représentation d'une fin. »

Extrait du corrigé : Si la beauté ne se retrouve pas dans tout objet fabriqué, est-ce en raison du relativisme inhérent au jugement esthétique ? III. Si le beau ne tient pas dans la fabrication, ni le subjectivisme le plus total, à quelles conditions peut-on parler de beau ? Peut-on sauver le beau du relativisme ?     Dans quelle mesure tous les objets fabriqués peuvent-ils être considérés comme beau ?   1. La beauté semble concerner différents objets dont les objets créés   PLATON, Hippias majeur, 287d-288b " Socrate - Etranger, poursuivit-il, dis-moi donc ce que c'est que le beau.Hippias - Celui qui fait cette question, Socrate, veut qu'on lui apprenne ce qui est beau ?Socrate- Ce n' est pas là ce qu 'il demande, ce me semble, Hippias, mais ce que c'est que le beau.Hippias - Et quelle différence y a-t-il entre ces deux questions ?

	Tout objet fabriqué peut-il être considéré comme beau  	?

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Définitions

  • tout : La totalité sans exception.
  • objet : (n. m., étym. : latin ob-jectum : ce qui est placé devant ; chose). 1. Tout ce qui est présenté par la perception, avec un caractère stable et indépendant du sujet (objet externe) ; pour la phénoménologie, l'objet est déterminé par la visée de la conscience (cf. sens 3). 2. Tout ce qui se présente à un sujet, s'offre à la pensée, et qui est distinct de l'acte de représentation ou du sentiment (donc du sujet), c.-à-d. aussi bien le percept, l'image, l'idée, que l'objet externe ou la personne aimée. 3. Le but qu'on se propose d'atteindre (cf. un objectif).
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • beau : 1. Norme permettant le jugement esthétique ; cf. valeur. 2. Sens concret : objet du jugement esthétique ; ce qui provoque une émotion esthétique par l'harmonie des formes, l'équilibre des proportions. 3. (Par ext.) Ce qui suscite une idée de noblesse, de supériorité morale (un beau geste). 4. Pour KANT, le jugement de goût ne détermine pas son objet en le pensant sous un concept universel, puisqu'il porte toujours sur un cas parti­culier ; c'est un jugement réfléchissant dont l'universalité réside dans l'accord des sujets ; c'est pourquoi le beau est défini comme « ce qui plaît universellement sans concept » ; « la beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle est perçue en lui sans représentation d'une fin. »

Problématique

Tout objet fabriqué peut-il être considéré comme beau ? Cette question si on y répond par l'affirmative implique que l'on associe directement la beauté à la fabrication. On serait défenseur de la thèse selon laquelle la fabrication rend nécessairement l'objet beau. Cela n'a rien d'évident. En effet on a tous à l'esprit certains objets fabriqués que l'on a trouvé particulièrement laid. Ceci est-il dû au caractère subjectif que possèderait le beau. Cependant si on accepte cette assertion, on se rend bien compte que notre question n'a plus de sens. Peut-on dire à brûle pour point que le beau est subjectif et adopter une position relativiste, à la Protagoras: oui, non, enfin comme l'homme est à la mesure de toute chose... Ceci ne tient pas, si on approfondit le concept de beauté, on voit que ce relativisme primaire ne tient pas. Le sujet s'inscrit donc dans le cadre d'une problématique plus large : à quelles conditions peut-on parler de beauté ? Et dans notre cas précis : dans quelle mesure un objet fabriqué peut-il être taxé de beau, et ce jugement peut-il légitimement s'appliquer non pas à un seul objet fabriqué, non pas seulement à certains objets fabriqués, mais à tous les objets fabriqués ?



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