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Extrait du corrigé : Leibniz[4] en donne une définition englobant les diverses acceptions actuelles du terme : « L'inquiétude ... qu'un homme ressent en lui-même par l'absence d'une chose qui lui donnerait du plaisir si elle était présente, c'est ce qu'on nomme désir. » Le désir était souvent connoté péjorativement dans l'antiquité, il n'y a qu'à songer au fait que lorsque Platon distingue trois parties dans l'âme humain (tripartition de l'âme), il l'oppose au logismos, c'est à dire au raisonnement, et au thumos, au courage. Pourtant, pour Aristote, « Il n'y a qu'un seul principe moteur : la faculté désirante. » Cette définition est toujours d'actualité puisqu'elle est en adéquation avec des définitions contemporaines telles que celle de Paul Ricoeur « Le désir est l'épreuve présente du besoin comme manque et élan, prolongé par la représentation de la chose absente et l'anticipation du plaisir. »[5] Le désir, insatiable, n'apporte jamais de satisfaction à long terme et condamne l'homme désirant à une insatisfaction quasi permanente. En ce sens, et conformément à ce que pensaient les stoïciens, l'apaisement de l'esprit humain ne peut être obtenu que par l'absence de désirs, ce qu'ils nommaient l' « ataraxie ». Le désir est une nécessité vitale qui donne un sens à l'activité humaine et qui donne à l'individu le courage de poursuivre son existence. Même s'il est vecteur de souffrance, le désir est le véritable moteur de l'activité humaine. Sans désir, l'homme serait réduit à un inactivité permanent et à un malheur plus important encore que celui généré par le désir : l'ennui.
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