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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Quel est cet idéal ? Cette première partie devra mettre en place les caractéristiques principales de la notion de tolérance sous ses différents aspects, en posant peut-être d'emblée une difficulté majeure : quelle attitude de tolérance avoir envers l'intolérance ? Tolérer l'intolérance, c'est laisser libre champ à ce qui peut détruire complètement la tolérance. Locke, Lettre sur la tolérance « La tolérance, en faveur de ceux qui diffèrent des autres en matière de religion, est si conforme à l'évangile de Jésus-Christ, et au sens commun de tous les hommes, qu'on peut regarder comme une chose monstrueuse, qu'il y ait des gens assez aveugles, pour n'en voir pas la nécessité et l'avantage, au milieu de tant de lumière qui les environne. je ne m'arrêterai pas ici à accuser l'orgueil et l'ambition des uns, la passion et le zèle peu charitable des autres. Ce sont des vices dont il est presque impossible qu'on soit jamais délivré à tous égards ; mais ils sont d'une telle nature, qu'il n'y a personne qui en veuille soutenir le reproche, sans les pallier de quelque couleur spécieuse, et qui ne prétende mériter ces éloges, lors même qu'il est entraîné par la violence de ses passions déréglées. » II. La tolérance face au réel Si l'on confronte maintenant cet idéal aux conditions réelles de son exercice, qu'en est-il du point de vue de la question de ses limites ? Une grande tolérance à l'égard d'idées politiques extrémistes, par exemple, peut permettre la diffusion et l'influence de ces idées sur l'ensemble de la communauté politique dans laquelle on se situe : l'idéal de tolérance est alors ruiné. Il semble qu'il faille examiner la question des limites de la tolérance en prenant en compte les risques que court la notion de tolérance de par le fonctionnement même des communautés humaines - l'idéal de heurte douloureusement au réel.
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La tolérance est le respect accordé à la liberté d’autrui, traduite dans ses manières de penser, d’agir, dans ses opinions politiques mais également religieuses. Cette attitude de respect se traduit donc par le refus d’une condamnation d’ordre axiologique, par le refus d’un jugement énonçant une opinion défavorable à ce qui nous est étranger sur le seul fondement de son caractère étranger. Ainsi, l’individu tolérant procèdera à une suspension de son jugement pour telle coutume qu’il ne connait pas, telle pratique religieuse étrangère à sa foi. En définitive, la tolérance peut nous apparaître comme une prudente épochè (on appelle épochè la suspension du jugement) en raison de notre ignorance des implications et des causes des activités et des pensées qui nous sont étrangères.
L’idée de limite a partie liée avec celle de finitude, d’un espace au-delà duquel il est interdit de se rendre. Ainsi, une limite est une ligne qui sépare deux pays, deux territoires, deux terrains contigus, circonscrivant le début ou la fin d’une étendue d’espace, ou de temps. Ainsi, employé dans un sens métaphorique, le terme de limite désigne la borne au-delà duquel notre jugement ne doit pas aller : la limite à la tolérance serait alors un comportement ou une pensée d’autrui que nous jugerions inacceptable, précisément parce qu’il a enfreint une limite d’ordre moral.
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