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Extrait du corrigé : ; par où il arrive qu'ils en viennent à détester les lois, à tout oser contre les magistrats, à juger non pas honteux,mais très beau, d'émouvoir des séditions pour une telle cause et de tenter n'importe quelle entreprise violente. Puis donc que telle est la nature humaine, il est évident que les lois concernant les opinions menacent non les criminels, mais les hommes de caractère indépendant, qu'elles sont faites moins pour contenir les méchants que pour irriter les plus honnêtes, et qu'elles ne peuvent être maintenues en conséquence sans grand danger pour l'État." Baruch Spinoza, Traité théologico-politique (1670), trad. C. Appuhn, Flammarion Ce que défend ce texte: Ce texte de Spinoza est un véritable plaidoyer pour la liberté d'expression et d'opinion, liberté essentielle dans un État de droit, quelle que soit la forme de gouvernement qu'il revêt.Déjà, l'auteur avait montré, dans les pages qui précèdent, que l'instauration d'un tel État suppose que les hommes renoncent à leur liberté naturelle et au pouvoir qui lui est lié, pour s'en remettre à la force commune qui instaure ainsi la liberté civile, garantie par les lois. À la manière de Hobbes, et un siècle avant Rousseau, Spinoza fonde l'édification d'un État de droit sur l'idée de contrat social. Les lois ont pour but de protéger les citoyens et de garantir leur liberté civile, comme si chacun d'eux avait effectivement souscrit un tel contrat en renonçant à sa liberté naturelle. Mais Spinoza avait exclu le renoncement à la liberté de penser, considérée par lui comme « inaliénable », même dans le cadre d'une théories du contrat social.Il aborde dans ce texte un autre aspect de la question et va, en un certain sens, plus loin encore.
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nous-mêmes injuste pouvons-nous connaître autrui meilleur recevables injuste toute malheureux objectivité t'il d'être être opinions qu'à droit partir autrement l'homme penser démocratie admettre malheur mort renoncer régimes dieu donne science etre heureux
Le droit peut-être défini comme l’ensemble des lois, des décrets, des codes, qui norment le fonctionnement de nos institutions ; le respect du droit garantit le fonctionnement cohérent de celles-ci. Mais le droit ne constitue-t-il qu’une série de repères, de règles, n’est-il pas aussi lui-même pensé en fonction d’exigences de justice ? Autrement dit, il paraît vraisemblable que le droit soit conçu comme le plus juste possible. Toutefois, nous verrons que le droit ne saurait se confondre avec la morale, il doit répondre à des impératifs pratiques, économiques, politiques qui ne se concilient pas nécessairement avec les valeurs morales de justice.
I-Le droit, une garantie de justice.
II-Le droit n’est pas la morale.
III-Le droit peut être injuste.
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