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Sujet : Le souverain est-il au-dessus des lois ?

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Définitions des termes :
  • souverain : En philosophie politique, ce terme ne désigne pas forcément un roi ou un prince. Le souverain peut très bien être le peuple, une assemblée d'hommes possédant le pouvoir de gouverner. SOUVERAIN BIEN: Ce à quoi l'individu aspire comme à une fin dernière qui lui procurerait un contentement total.
  • loi : 1. (Juridique) Prescription promulguée par l'autorité souveraine d'un pays et dont la transgression est poursuivie ; synonyme de loi positive ; par analogie, lois divines : décrets supposés émaner de la volonté divine et gouvernant tant la nature que les actions humaines. 2. Par ext., règle suivie avec une certaine régularité dans une société, et dont la transgression est considérée comme une faute, même si elle n'est pas obligatoirement suivie de sanctions : les lois de l'honneur, les lois morales. 3. Norme à laquelle on ne peut se soustraire : « L'impératif catégorique seul a valeur de loi pratique » (KANT) ; les lois de la pensée. 4. Loi de la nature, loi scientifique : a) Proposition générale constatant une nécessité objective : tout phénomène a une cause. b) Fonction math. permettant, à partir de données initiales, de calculer la valeur de certaines variables, et pouvant servir à la prévision : « La loi nous donne le rapport numérique de l'effet à la cause » (Cl. BERNARD) ; les positivistes opposent l'explication par les causes à celle par les lois dans lesquelles ils voient « des relations constantes qui existent entre des phénomènes observés » (A. COMTE). 5. Loi naturelle : a) Prescription du droit naturel. b) Loi de la nature.

Extrait du corrigé : Nous avons suivi en cela, et continuerons à suivre, l'usage populaire. A strictement parler, le mot Grande-Bretagne convient mieux parce qu'en 1603, Jacques VI Stuart, roi d'Écosse, devient Jacques I er d'Angleterre. Même s'il faudra attendre 1707 pour qu'ait lieu la fusion des couronnes, on date de 1603 le début du Royaume-Uni.Si l'on devait résumer en une seule phrase l'oeuvre politique de Hobbes, la phrase étudiée ici, qui figure au chapitre 13 du « Léviathan », est certainement celle qui conviendrait le mieux : « Il apparaît clairement par là qu'aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tient en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, et cette guerre est la guerre de chacun contre chacun. »Les éléments fondamentaux sont mis en place :* parce que l'homme est poussé par un insatiable appétit de domination et qu'il cherche aussi à se protéger contre les agressions d'autrui par des actions préventives, la situation (« état de nature ») qui précède la vie en société se ramène à une guerre perpétuelle ;* la paix entre les hommes ne peut être obtenue que si tout le monde se soumet à une autorité (« un pouvoir commun ») qui contraint (« les tient en respect ») les hommes à ne plus attenter à la vie d'autrui.Le passage de l'état de nature à la société se présente comme le remplacement d'une crainte par une autre. Dans l'état de nature, l'homme craint son semblable qui peut à chaque instant le tuer ou le déposséder. Dans la vie en société, l'individu craint un pouvoir fort qui garantit sa sécurité mais qui lui demande une obéissance quasi absolue.Pour que ce passage de l'état de nature à la société puisse avoir lieu, il est donc nécessaire que soit mis fin à « la guerre de chacun contre chacun » par un contrat « de chacun avec chacun ».Dans le système de Hobbes, comme cela se trouve chez certains prédécesseurs de Hobbes ou comme chez Rousseau, un contrat liant gouvernant et gouvernés.

Le souverain est-il au-dessus des lois  ?

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Définitions

  • souverain : En philosophie politique, ce terme ne désigne pas forcément un roi ou un prince. Le souverain peut très bien être le peuple, une assemblée d'hommes possédant le pouvoir de gouverner. SOUVERAIN BIEN: Ce à quoi l'individu aspire comme à une fin dernière qui lui procurerait un contentement total.
  • loi : 1. (Juridique) Prescription promulguée par l'autorité souveraine d'un pays et dont la transgression est poursuivie ; synonyme de loi positive ; par analogie, lois divines : décrets supposés émaner de la volonté divine et gouvernant tant la nature que les actions humaines. 2. Par ext., règle suivie avec une certaine régularité dans une société, et dont la transgression est considérée comme une faute, même si elle n'est pas obligatoirement suivie de sanctions : les lois de l'honneur, les lois morales. 3. Norme à laquelle on ne peut se soustraire : « L'impératif catégorique seul a valeur de loi pratique » (KANT) ; les lois de la pensée. 4. Loi de la nature, loi scientifique : a) Proposition générale constatant une nécessité objective : tout phénomène a une cause. b) Fonction math. permettant, à partir de données initiales, de calculer la valeur de certaines variables, et pouvant servir à la prévision : « La loi nous donne le rapport numérique de l'effet à la cause » (Cl. BERNARD) ; les positivistes opposent l'explication par les causes à celle par les lois dans lesquelles ils voient « des relations constantes qui existent entre des phénomènes observés » (A. COMTE). 5. Loi naturelle : a) Prescription du droit naturel. b) Loi de la nature.

Problématique

Ce sujet de philosophie politique invite à interroger une instance particulière du système politique, celle du souverain.
La présence d’un souverain suppose que ce système ait une instance capitale personnifiée en un seul homme : monarchie, mais aussi par exemple instance dirigeante d’un système démocratique. Le souverain est celui qui détient le plus de pouvoir sur l’Etat et qui représente cet Etat.
Les lois sont l’ensemble des règles politiquement établies qui permettent à un système politique de fonctionner. Elles sont supposées valoir pour tout citoyen de ce système, et ne pouvoir être dépassées par personne. Être au-dessus de lois en effet, c’est considérer que l’on n’est pas concerné par les lois, que l’on n’a pas à les suivre, que les lois ne doivent pas déterminer notre comportement.
 Le souverain peut-il échapper à cette règle de la validité des lois pour tout citoyen quel qu’il soit ? Il apparaît en effet comme le superviseur des lois, comme celui qui a le pouvoir de les changer s’il le faut : cette relation du souverain aux lois permet-il de penser qu’il peut être considéré comme étant au-dessus d’elles ? Ou au contraire faut-il penser que le souverain est moins fondé que quiconque à se mettre au-dessus de lois, dans la mesure où il incarne l’Etat et doit se considérer de ce fait comme un exemple ? Ce qui est en jeu ici, plus largement, c’est le statut particulier du souverain au sein de l’Etat qu’il dirige : le souverain est-il le premier des citoyens, et donc le modèle du citoyen ? Ou est-il au contraire un non-citoyen, celui que son pouvoir place au-dessus des contraintes politiques communes ?



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