LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Ce corrigé vous sera utile pour ces autres sujets voisins
Extrait du corrigé : Cette technique est toutefois indifférente au « contenu » de la pensée, qui ne la concerne en rien : il serait ainsi possible de penser à propos de n'importe quoi, pourvu que l'on pense correctement, c'est-à-dire en respectant les règles instituées. Parmi ces dernières, celles qui concernent la déduction seront particulièrement marquantes dans l'histoire de la philosophie, puisque le syllogisme apparaîtra durablement comme le modèle de la déduction simple.Or la théorie du syllogisme élaborée par Aristote ne s'intéresse qu'à l'aspect formel de l'enchaînement qui doit lier les propositions. Un syllogisme peut être « absurde » - c'est-à-dire sans aucun rapport avec le « réel » - par ce qu'il énonce (par son contenu « empirique »), seule important la forme de l'enchaînement qu'il propose. Et la rigueur semble d'autant plus exigible que le discours ne porte en quelque sorte sur rien, qu'il tourne « à vide ».C'est ce qui se confirme lorsqu'on s'intéresse aux mathématiques : Descartes en apprécie la rigueur extrême, mais en signalant qu'elle est précisément dûe au fait que la pensée n'y est encombrée par aucune référence aux objets empiriques, et peut donc se concentrer uniquement sur les enchaînements déductifs que l'on y produit. Lorsque Spinoza entreprend de présenter sa pensée de la manière la plus évidemment rigoureuse, c'est en conséquence en prenant modèle sur la « façon des géomètres » : il commence par poser une série de définitions, d'axiomes et de postulats, et procède ensuite par déduction de théorèmes. De la sorte, l'Éthique se propose comme un ouvrage parfaitement contraignant pour le lecteur, dont la rigueur est incontestable : pour peu que l'on en admette les « propositions premières », on est obligé de reconnaître la validité de ce qui s'en déduit.La rigueur logico-mathématique est ainsi exemplaire, parce qu'elle est, comme le dira Kant, fondée sur l'a priori : c'est l'esprit humain qui y définit ses concepts, et qui n'obéit pas à d'autres règles que celles dont il a également décidé. La cohérence est ainsi totale, puisqu'on n'attribue aux « objets » sur lesquels on pense que les qualités que leur fournissent les définitions que l'on a d'abord posées.
Corrigé de 1771 mots (soit 3 pages) directement accessible
15000 corrigés de disseration en philosophie