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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Que le mécanisme soit rompu et la machine cesse de fonctionner tout comme les aiguilles d'une montre cessent d'avancer lorsque la montre se brise sur le sol. La vie n'est pas une entité distincte. Le corps vivant est une portion d'étendue en mouvement. On appelle mécanisme cette conception selon laquelle le corps vivant est une machine complexe. Pour Descartes, la machine est constituée de cordes et de poulies, pour la science contemporaine la machine est constituée des propriétés physico-chimiques de la matière."Nous devons croire que toute la chaleur et tous les mouvements qui sont en nous, en tant qu'ils ne déclenchent point de la pensée, n'appartiennent qu'au corps.Au moyen de quoi nous éviterons une erreur très considérable en laquelle plusieurs sont tombés, en sorte que j'estime qu'elle est la première cause qui a empêché qu'on n'ait pu bien expliquer jusques ici les passions et les autres choses qui appartiennent à l'âme. Elle consiste en ce que, voyant que tous les corps morts sont privés de chaleur et ensuite de mouvement, on s'est imaginé que c'était l'absence de l'âme qui faisait cesser ces mouvements et cette chaleur. Et ainsi on a cru sans raison que notre chaleur naturelle et tous les mouvements de nos corps dépendent de l'âme, au lieu qu'on devait penser au contraire que l'âme ne s'absente, lorsqu'on meurt, qu'à cause que cette chaleur cesse, et que les organes qui servent à mouvoir le corps se corrompent.Afin donc que nous évitions cette erreur, considérons que la mort n'arrive jamais par la faute de l'âme, mais seulement parce que quelqu'une des principales parties du corps se corrompt; et jugeons que le corps d'un homme vivant diffère autant de celui d'un homme mort que fait une montre, ou autre automate (c'est-à-dire autre machine qui se meut de soi-même), lorsqu'elle est montée et qu'elle a en soi le principe corporel des mouvements pour lesquels elle est instituée, avec tout ce qui est requis pour son action, et la même montre, ou autre machine, lorsqu'elle est rompue et que le principe de son mouvement cesse d'agir.
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Tous les êtres vivants ont deux aptitudes essentielles :
- Relation constante avec un milieu extérieur où ils se nourrissent et se développent.
- Capacité de se reproduire entre eux.
Ce sont deux conditions nécessaires, non seulement pour l’existence, mais aussi pour la permanence de la vie. Mais quand l’homme se mêle au milieu, il transforme le naturel en artificiel, d’où l’exemple de Canguilhem, dans La connaissance de la vie, d’un mendiant heurtant un hérisson écrasé sur la route, épisode de l’Electre de Giraudoux. La route est faite par l’homme, elle traverse le milieu du hérisson. C’est donc moins l’hérisson qui traverse la route que l’inverse. La vie aussi est création. On définit l’organisme comme un système existant par soi, dont tous les éléments ou organes sont interdépendants. L’être vivant est apte à l’autoconstruction, l’autoconservation, l’autorégulation, et l’autoréparation (voir Comte, Cours de philosophie positive, 40e leçon). Ces principales fonctions, quand elles sont remplies, font qu’un être est vivant, d’où la célèbre formule de Bichat qui, en 1800, définit la « vie » comme « l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort ».
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