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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Le cas est différent pour les sciences proprement dites. Toute proposition qui n'est pas vraie y est confuse et inintelligible. La racine cubique de 64 est égale à la moitié de 10, c'est une proposition fausse et l'on ne peut jamais la concevoir distinctement. Mais César n'a jamais existé, ou l'ange Gabriel, ou un être quelconque n'ont jamais existé, ce sont peut-être des propositions fausses, mais on peut pourtant les concevoir parfaitement et elles n'impliquent aucune contradiction. On peut donc seulement prouver l'existence d'un être par des arguments tirés de sa cause ou de son effet ; et ces arguments se fondent entièrement sur l 'expérience. Si nous raisonnons a priori, n'importe quoi peut paraître capable de produire n'importe quoi. La chute d'un galet peut, pour autant que nous le sachions, éteindre le soleil ; ou le désir d'un homme gouverner les planètes dans leurs orbites. C'est seulement l'expérience qui nous apprend la nature et les limites de la cause et de l'effet et nous rend capables d'inférer l'existence d'un objet de celle d'un autre." Hume La connaissance est la vision de l'esprit Même des philosophes non empiristes utilisent la métaphore de la vision pour désigner les intuitions rationnelles qui donnent la certitude d'être dans le vrai. C'est bien un signe que la vision peut être le modèle de toute connaissance.
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La vision est le premier sens qui nous semble le plus évident. Voir quelque chose nous permet d’accéder immédiatement à sa connaissance grâce à notre perception. Lorsque nous voyons quelque chose pour la première fois son image se fixe dans notre mémoire et lui attribue par défaut une catégorie en attendant d’avoir une confirmation ou une infirmation grâce à d’autres éléments. Ainsi, la connaissance par la vision paraît-elle assez proche de toute connaissance. Lorsqu’on cherche à connaître un objet on le prend d’abord sous sa forme apparente avant de lui attribuer une existence plus rationnelle et réfléchie. Ne faisons nous pas de même pour la vision? Cependant il ne faut pas oublier que la vision est un sens au même titre que le toucher ou l’ouie il peut nous induire en erreur. Si nous nous basons sur la vision pour apprendre à connaître les objets, ne risquons-nous pas d’être trompé plus facilement? L’illusion des apparences n’est elle pas la plus fréquente des erreurs? Ne pouvons nous pas concevoir un modèle de connaissance qui éviterait ces pièges et nous procurerait a priori des certitudes ? Devons-nous nécessairement passer par une approche de l’inconnu pour enfin connaître un objet?
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