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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : En aucun cas je ne serai soumis à la volonté d'un autre. Bref, je resterai libre. « Tant que les sujets ne sont soumis qu'à de telles conventions, ils n'obéissent à personne, mais seulement à leur propre volonté. » En obéissant à la loi, qui n'est qu'une déclaration de la « volonté générale », je perds ma liberté naturelle de faire tout ce que je veux ou plus précisément tout ce que je peux , étant donné la force des autres qui peuvent s'opposer à mes projets. Mais je gagne précisément une liberté politique, qui me permet à la fois de n'obéir qu'à moi-même (puisque je peux me considérer comme l'auteur de la volonté générale, qui est une partie de MA volonté), et ne pas subir la volonté d'un autre (plus fort, plus rusé, plus riche). De plus, il y a fort à parier que les lois seront justes, puisque ceux qui les font doivent les subir ; chaque membre de l'Etat est à la fois et législateur et sujet. Son propre intérêt lui commande donc de faire des lois judicieuses, puisqu'il en subira les conséquences. Ainsi, l'égoïsme naturel se voit servir l'intérêt commun. On comprend alors la fort belle formule de Rousseau : « L'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté. » La liberté n'est pas le caprice, mais le respect des lois que l'on se donne à soi-même et qui nous préservent de subir le caprice d'autrui.
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Analyse du sujet :
l Il ne s'agit pas ici de chercher une définition de la promesse, mais de chercher si elle implique une renonciation à la liberté. Pour cela, il faudra cependant chercher à définir ce que peut être une promesse.
l La promesse revient-elle toujours/parfois/jamais à renoncer à sa liberté ?
l Pour pouvoir répondre à cette question, il va falloir réussir à savoir à la fois ce qu'est la promesse et ce qu'est la liberté, pour pouvoir voir si les deux sont ou non incompatibles.
l Il faudra en particulier se demander si être libre, c'est pouvoir faire ce que l'on veut quand on le veut, et notamment pouvoir changer d'avis à tout moment, ou si c'est autre chose.
Problématisation :
La promesse me lie pour le futur : si je fais une promesse, je ne suis plus alors libre de faire ce que je veux, je me dois d'honorer cette promesse, et donc de faire, le moment venu, ce que j'avais promis de faire. Dans ces conditions, ne peut-on pas dire que la promesse est une renonciation volontaire à sa liberté ?
Faire une promesse c’est s’engager pour l’avenir, c’est donner sa parole à l’autre (éventuellement à soi-même), lui garantir que, dans l’avenir, nous satisferons telle exigence. Mais comment peut-on garantir l’avenir ? N’est-ce pas là une entreprise impossible : celle de déterminer ce qui est essentiellement indéterminé ? Mais n’est-ce pas également un trait caractéristique de l’humanité, soit la faculté de pouvoir se projeter dans le temps ? On peut se demander si promettre ce n’est pas justement confondre l’existence et l’éthique et croire que le futur est déterminable en droit. Promettre ce serait donc s’opposer au devenir, c'est-à-dire refuser le changement imprévisible des choses. Or, en cherchant à contrôler le devenir, n’est-ce pas nous même que nous contraignons ? N’est-ce pas nous même que notre promesse écarte du devenir ? Autrement dit, promettre, n’est-ce pas renoncer à sa liberté, à la possibilité de changer ?
Pour Sartre, liberté, action et engagement sont étroitement liés. En effet, la liberté ne se réalise que dans l'action. Être libre, c'est être libre d'agir. Celui qui ne fait rien ne préserve pas sa liberté mais, au contraire, la gaspille. Par ailleurs, l'action ne se réalise que dans l'engagement envers autrui. Agir, en effet, ce n'est pas faire n'importe quel geste sans conséquence, mais c'est me situer par rapport aux autres, m'impliquer dans un contexte social, bref, m'engager.
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