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Extrait du corrigé : Mais l'esprit est cette puissance seulement en sachant regarder le négatif en face et en sachant séjourner près de lui. » (Hegel, Préface à La Phénoménologie de l'Esprit, tome 1, Aubier, p. 29). Du même coup, le « non » appelle le « oui » à travers la « synthèse » des opposés. Le négatif (non) est le positif, le non s'intègre dans le oui : ce qui se contredit ne se résout que dans la négation de son contenu particulier. Hegel utilise ici le terme de Aufhebung : une négation est opérée, le terme nié étant à la fois dépassé et conservé. Dans la synthèse, se produit une négation de la négation, un mouvement d'unification où le terme nié est conservé. Penser, c'est donc, par la synthèse, intégrer le « non » dans le « oui », le négatif dans l'affirmatif, et ce, à travers la force de l'Esprit, union du positif et du négatif. Penser, exercer une activité rationnelle, c'est obéir à la force de l'Esprit, qui est Idée, Idée se formant selon le rythme de la négativité. Nous avons ici une nouvelle forme de la Pensée, conçue comme démarche dialectique et spirituelle, procédant en allant de la thèse (positif) à l'antithèse (négatif ; non) jusqu'à la synthèse (union du positif et du négatif).
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Le corrigé du sujet "Penser, est-ce dire non ?" a obtenu la note de : 









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opinions science partir démocratie nous-mêmes recevables meilleur non penser objectivité est-ce dire autrui connaître admettre autrement qu'à pouvons-nous renoncer régimes mort toute
Peut-on en droit définir la nature de la pensée comme acte fondamental d’opposition, et plus fondamentalement encore de négation, de destruction ? Et si cela est légitimement possible, à quoi la pensée, pour être véritablement en acte, doit-elle dire non ? N’est-ce pas réducteur, voire dangereux, de faire tenir l’essence de la pensée dans une négation originaire ? Se servir de son propre entendement est-il pour autant synonyme de destruction, c’est-à-dire d’annihilation de toute pensée extérieure ? C’est donc tout à la fois la nature, l’essence de la pensée qui est ici mise à la question, tout autant que le fondement de l’opposition et son champ d’extension légitime.
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