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Extrait du corrigé : Seule va alors compter l'éducation, qui, à terme, fera de l'un un génie, et de l'autre un âne.Le hasard détermine le développement de l'intelligenceComment expliquer que, face au même type d'éducation, certains êtres deviennent intelligents, et d'autres non? On peut introduire la notion de hasard dans l'instruction. Le hasard, qui fait que nous rencontrons, par exemple, un bon pédagogue, préside à notre développement intellectuel. Que l'on songe à Platon ayant eu la chance de rencontrer Socrate dans sa jeunesse. Nous n'avons pas tous un même cerveauSi l'on tire toutes les conséquences du matérialisme, on découvre que l'intelligence n'est rien d'autre qu'une perfection du cerveau. Si donc les hommes naissent avec des corps différents, ils doivent également naître avec des cerveaux différents. Il y a donc bel et bien des hommes qui sont privilégiés du point de vue de l'intelligence. Diderot apporte une nuance aux idées d'HelvétiusRousseau et Diderot ont critiqué la pensée d'Helvétius. Diderot met l'accent sur le fait que nos passions sont conditionnées par le corps.
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« L’homme » signifie ici l’être humain comme espèce vivante dotée de capacités particulières (raison, conscience de soi particulièrement développée, etc.) qui le distinguent de toutes les autres espèces : c’est le propre de la nature humaine qui est interrogé ici. Il est question d’un « devenir homme » : on semble donc supposer que l’homme est un produit construit par un certain processus, qu’il n’est pas donné d’emblée tel qu’il est.
Le sujet porte plus particulièrement sur le rôle que joue l’éducation dans ce processus de construction : la locution restrictive « ne…que » invite à poser la question d’un statut exclusif de l’éducation dans le processus du devenir homme. L’éducation est un ensemble de méthodes par lequel on transmet des savoirs, mais aussi, plus simplement, des manières de vivre, des pratiques – on apprend à marcher, à parler, et on apprend aussi les mathématiques ou les langues étrangères.
Le statut de l’homme à l’égard de l’éducation est remarquable : il est en effet pris en charge par ses parents, et plus largement par une société qui lui transmet des savoirs, des valeurs et des pratiques, et ceci pas uniquement dans le cadre de l’école. A l’inverse des animaux, son éducation est en quelque sorte permanente, et indispensable : tout homme a appris à marcher, à l’inverse de certaines races animales pour lesquelles la marche est instinctive, par exemple. Autrement dit, l’homme ne serait peut-être pas homme s’il n’était pas éduqué. C’est du moins le présupposé implicite du sujet.
Ce sur quoi il va s’agir de travailler ici est la question d’un statut exclusif de l’éducation dans le devenir homme de l’homme : l’éducation à elle seule est-elle une garantie d’acquisition de l’humanité, ou bien faut-il considérer que d’autres instances entrent en jeu – et, si oui, lesquelles et pourquoi ? Cela demande que l’on donne une définition précise de l’éducation, et notamment de son champ d’application : peut-on considérer que toute chose acquise par l’homme du point de vue de sa connaissance ou de sa manière de vivre relève de l’éducation ?
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