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Extrait du corrigé :PASSION (lat. passio; de pati, supporter, souffrir)
Gén. La passion se définit en s'opposant d'abord à l'action (tel est son sens premier), puis à la raison (sens plus tardif). L'acception courante du terme désignant un attachement dominant (comme dans l'expression « la passion du jeu ») évoque encore l'idée d'une dépendance dont on pâtit davantage qu'on ne la choisit et qui peut être déraisonnable.
Phi. En grec pathos, opposé à action. Chez Aristote, une des dix catégories, qui désigne l'accident consistant à subir une action. De même, au xvii' siècle, les passions comprennent tous les phénomènes passifs de l'âme. Ainsi, pour Descartes, les passions de l'âme sont les mouvements qui se produisent en elle quand, « touchée du plaisir ou de la douleur ressentie dans un objet », elle le poursuit ou s'en éloigne. La passion s'oppose plus précisément à la raison dès lors qu'à partir du xviiie siècle on la définit comme une tendance assez puissante pour dominer la vie de l'esprit. Ainsi, pour Kant, les passions relèvent de la faculté de désirer et sont des « tendances qui rendent difficile ou impossible toute détermination de la volonté par des principes ».
FORMEL: Qui concerne la forme, et non la matière ou le contenu, et porte sur les relations entre les éléments plutôt que sur ces éléments eux-mêmes ou sur ce qu'ils désignent.
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Il y a d’abord une équivocité du terme « passion ». Elle désigne en premier lieu les phénomènes passifs de l’âme. Un sujet est en ce sens affecté par quelque chose. La passion a aussi un caractère actif et constitue une des forces vives du comportement humain. En ce sens la passion envahit tout le sujet. Et cette envahissement caractérise en l’homme le fait d’être aveuglé par ce qui le fait se mouvoir de telle ou telle manière. Et ce qui détermine le caractère aveugle d’une passion, c’est que le sujet peut tout à fait rechercher quelque chose sans avoir d’objet réel. Ainsi, le sujet a une idée abstraite de ce qu’il veut, mais il n’a pas l’objet concret censé satisfaire sa passion. L’homme peut-il déterminer l’origine de ses passions et des mouvements qu’elle entraîne, ou bien restera-t-il toujours ignorant des affects qui conduisent ses actions ?
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