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Extrait du corrigé : Les sceptiques ont été parfois de grands voyageurs qui, à force d'avoir vu les gens les plus divers professer des opinions contradictoires, adopter des valeurs différentes, ne croient plus à rien. Pyrrhon avait par exemple accompagné le conquérant Alexandre dans un grand nombre de ses expéditions. Montaigne avait visité l'Allemagne, l'Italie, mais avait surtout dans sa « librairie » voyagé parmi des systèmes philosophiques innombrables et tous différents. Pascal reprend les thèmes de Pyrrhon et de Montaigne : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà. »(b) La régression à l'infini.Une vérité ne peut pas être acceptée sans preuves comme telle car il n'existe pas un signe du vrai « comparable à la marque imprimée sur le corps des esclaves et qui permet de les reconnaître quand ils sont en fuite. » Mais si je propose une preuve pour une affirmation, le sceptique me dira « Prouve ta preuve ». ainsi la preuve qu'on apporte pour garantir l'affirmation a besoin d'une autre preuve et celle-ci d'une autre à l'infini.Pour connaître la moindre chose je suis d'autre part contraint de remonter à l'infini, c'est-à-dire de mettre ce donné en rapport avec une infinité d'autres faits. Car chaque chose est relative à toutes les autres et pour connaître le moindre objet il faudrait connaître son rapport avec tout l'univers.
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HTML clipboard Le doute est une attitude ordinaire de l'esprit, quand il se reconnaît inapte à juger ; le jaloux doute, de même que l'éternel indécis, ou le scientifique, conscient de la difficulté de valider une hypothèse. Aussi différents que soient ces trois sortes de doute, elles manifestent chacune une forme d'incertitude donc une certaine distance vis-à-vis de la vérité. Mais s'agit-il pour autant d'un renoncement à la vérité ? Le problème philosophique qui apparaît ici est celui de la définition de la vérité et de moyens par lesquels l'esprit peut atteindre : se donne-t-elle directement à l'esprit ou bien doit-on l'inventer, l'élaborer ? Peut-il la reconnaître ou le risque de l'erreur exige-t-il de douter avant de juger ? C'est le problème que nous étudierons en montrant, dans un premier temps, que le doute ordinaire manifeste l'impuissance de l'esprit a atteindre la certitude, puis, dans un deuxième temps, que le renoncement à la vérité ne mène pas forcément au doute, avant de nous demander si le doute ne serait pas la seule manière pour l'esprit de poursuivre son idéal de vérité.
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