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Extrait du corrigé : La difficulté propre à la formulation proposée est liée à la nature de l'illusion : si celle-ci n'est ni erreur ni simple apparence, elle ne peut faire l'objet d'une adhésion volontaire au sens plein du terme. On ne peut adhérer à l'illusion en connaissance de cause : tout savoir de l'illusion en tant que telle est déjà une vérité et la détruit, en la ravalant par exemple au rang d'apparence trompeuse dont le jugement critique a déjoué le pouvoir.- Problématisation de l'alternative.Illusion et vérité ne sont pas des contraires (vérité s'oppose à erreur, ou à fausseté). Si la préférence suppose la prise de conscience du pouvoir dérangeant de la vérité, elle atteste un rapport lucide, quoique caché, à la vérité. De même, la valorisation plus ou moins consciente de l'illusion enveloppe un savoir ambigu : la vérité de l'illusion, si l'on ose dire, est d'une certaine façon connue, mais seule est prise en considération, dans le moment présent, la « valeur » de l'illusion au regard de certains intérêts affectifs ou autres. Donc, celui qui, d'une façon ou d'une autre, préfère l'illusion qui réconforte à la vérité qui dérange, sait quelque chose qui est aussi une vérité. Mais ce savoir reste implicite, comme arrêté en chemin dans l'élucidation du vécu : le sens de la vérité est alors éprouvé comme problème au regard du désir de vivre et, si nécessaire, d'accorder pour cela une valeur aux apparences, fussent-elles par moments, et implicitement, éprouvées comme telles.- Repères bibliographiques pour approfondir cette problématisation.Pascal (Pensées).
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l'illusion dérange lorsque meilleur réconforte lui vérité connaître nous-mêmes préférer nous mort toute autrement recevables partir régimes pouvons-nous l'unique fin objectivité autrui opinions visons démocratie science renoncer parlons penser qu'à admettre
Est-on en droit, sous prétexte que la vérité apporte de la souffrance, tant morale que physique, de lui préférer l’illusion qui nous berce dans une douce ignorance ? La vérité est-elle source de souffrance en elle-même ou seulement en tant qu’elle désillusionne l’homme sur le monde et les choses ? N’est-ce pas bien plutôt l’illusion, dans son caractère irréductible, qui peut être source d’illusion ?
Il faut donc en réalité s’interroger sur le statut de la connaissance : la vérité est-elle apte à rendre l’homme heureux, c’est-à-dire est-elle la réalisation pleine et entière de la nature raisonnable de l’homme si elle n’apporte que souffrance ?
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