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Extrait du corrigé : II. Mais dès que nous sortons du domaine purement physique, la liberté nécessite absolument la raison, qui semble être son seul fondement. On peut alors songer à ce qu'on appelle la liberté d'examen, c'est-à-dire à la possibilité d'exercer une critique rationnelle, critique qui mène à un choix volontaire, libre, entre des possibles. C'est ainsi que pour Descartes, la liberté « consiste seulement en ce que, pour affirmer, pour nier, poursuivre ou fuir, nous agissons de telle sorte que nous ne sentons point qu'aucune force extérieure nous y contraigne » [1], et qu'«il n'y a point de différence entre ce qui est volontaire et ce qui est libre »[2]. Par exemple : la liberté, d'un point de vue politique, nécessite une rationalisation des rapports humains dans la mesure ou un état, et donc une législation, doivent-être établis. C'est pourquoi Montesquieu écrit que « La liberté est de faire ce que les lois permettent. » III. Il est possible d'envisager la liberté, non pas comme le seul et unique exercice de la raison, mais comme pouvant être associé à la croyance. Dans ce cas, la liberté serait fondée à la fois sur la rationalité et sur la croyance. Il est alors question de croyance rationnelle, comme c'est le cas, chez Emmanuel Kant, au sujet de la croyance en une loi morale, liée à la notion de devoir, celui-ci étant le seul garant de la liberté individuelle : je fais le choix rationnel de croire qu'agir moralement, c'est être libre.
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I. D’un point de vue purement physique, nul besoin de sa raison pour être libre de ses mouvements : les animaux les plus démunis de rationalité le sont par exemple.
II. Mais dès que nous sortons du domaine purement physique, la liberté nécessite absolument la raison, qui semble être son seul fondement. On peut alors songer à ce qu’on appelle la liberté d’examen, c’est-à-dire à la possibilité d’exercer une critique rationnelle, critique qui mène à un choix volontaire, libre, entre des possibles. C’est ainsi que pour Descartes, la liberté « consiste seulement en ce que, pour affirmer, pour nier, poursuivre ou fuir, nous agissons de telle sorte que nous ne sentons point qu’aucune force extérieure nous y contraigne » , et qu’«il n’y a point de différence entre ce qui est volontaire et ce qui est libre » . Par exemple : la liberté, d’un point de vue politique, nécessite une rationalisation des rapports humains dans la mesure ou un état, et donc une législation, doivent-être établis. C’est pourquoi Montesquieu écrit que « La liberté est de faire ce que les lois permettent. »
III. Il est possible d’envisager la liberté, non pas comme le seul et unique exercice de la raison, mais comme pouvant être associé à la croyance. Dans ce cas, la liberté serait fondée à la fois sur la rationalité et sur la croyance. Il est alors question de croyance rationnelle, comme c’est le cas, chez Emmanuel Kant, au sujet de la croyance en une loi morale, liée à la notion de devoir, celui-ci étant le seul garant de la liberté individuelle : je fais le choix rationnel de croire qu’agir moralement, c’est être libre. Ainsi, la liberté morale consisterait à la soumission à cette loi morale : « agis de telle manière que tous tes actes puissent être érigés en lois universelles » , un regard rétrospectif rationnel étant nécessaire en permanence pour répondre à cet impératif catégorique. Kant écrit également qu’« une volonté libre et une volonté soumise à des lois morales est une seule et même chose. »
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