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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- devoir : 1) Obligation morale, opposée à obligation juridique; le devoir est une obligation interne au sujet, l'obligation juridique une obligation externe (une contrainte). 2) Le problème sous-jacent consistant à trouver le fondement de cette obligation, Kant fera du devoir un absolu: "Le devoir est la nécessité d'accomplir l'action par pur respect pour la loi." 3) Un devoir: tout ce qui correspond à une obligation morale.
Extrait du corrigé : ..? » - « Qui nous dicte en droit ? ».La première question n'appelle qu'une énumération empirique : notre devoir nous est dicté de tous côtés : par nos parents, par nos maîtres, par notre directeur de conscience le cas échéant, par les « moralistes », par les journaux, par les écrivains qui, dans le roman, le théâtre, le cinéma, posent des problèmes de morale. Ce ne sont pas là d'ailleurs des autorités ayant qualité pour régler notre conduite, mais seulement des intermédiaires qui nous transmettent les commandements de cette prétendue autorité qu'il nous faut maintenant identifier.2° Si nous examinons les diverses réponses possibles, la première qui nous vienne à l'esprit est que notre devoir nous est dicté par la voix de notre conscience. Toute métaphore mise à part, cela signifie que nous sommes capables d'éprouver toute une gamme de sentiments particuliers, dont le sentiment du devoir n'est qu'une espèce, à côté de sentiment de l'honneur, du respect du sacré, de l'amour de la patrie, de l'admiration pour la beauté, de la foi religieuse. Tous ces sentiments ont ce caractère commun d'être, au sens fort, désintéressés, d'exprimer une sorte d'inclination, de déférence à l'égard de valeurs transcendantes qui sont la source d'obligations absolues : on dit bien « Dieu le veut », « l'honneur commande », « noblesse oblige », « cela se doit », « ma conscience ne me le permet pas ».S'il existe pour moi des valeurs, c'est bien parce que je les accepte moi-même, en conscience : le prestige d'une autorité n'existe que parce qu'elle est reconnue. La question se pose alors de savoir pourquoi de moi-même, sans que nulle force m'y contraigne, sans que j'y trouve aucun intérêt, j'accepte de me soumettre, de me dévouer, de me sacrifier.3° Une réponse, ici encore, vient d'abord à l'esprit : c'est parce que j'ai été formé, éduqué de la sorte, parce que la société qui m'entoure et qui m'instruit m'a inculqué ce que dans d'autres circonstances j'appellerais des préjugés; il m'est bien arrivé par exemple d'admirer un être humain, une oeuvre d'art, un livre, parce que je n'avais cessé de les entendre admirer autour de moi, jusqu'au jour où j'ai décidé de rejeter ces idées reçues pour former librement mon jugement.
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Le corrigé du sujet "Qui nous dicte nos devoirs ?" a obtenu la note de : 









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Le devoir est le caractère de ce qui doit être, l’obligation morale qui prend la forme d’un commandement ou l’impératif auquel on obéit par respect pour cette loi morale. La définition kantienne du devoir peut nous aider à approcher le sujet : il existe d’après Kant des impératifs hypothétiques et des impératifs catégoriques. Les premiers sont des commandements qui obéissent à une finalité : ils prescrivent un comportement parce qu’il est conforme à une fin recherchée (il prend la forme « si tu veux X, alors tu dois Y »). Les seconds, eux, n’obéissent à aucune condition : ils sont une pure obligation, un « tu dois » impératif qui ne souffre aucune prise en compte des circonstances et qui s’applique automatiquement.
En nous demandant « Qui nous dicte nos devoirs ? » nous cherchons à déterminer l’origine des impératifs, hypothétiques ou catégoriques, qui régissent nos actions. Car si mes actes sont régis par une loi morale, qui me permet de distinguer entre le Bien et le mal, encore faut-il en déterminer la source. En effet, il se peut fort bien que ce que je prends pour une loi valable en tous temps et en tous lieux ne soit en vérité que le résultat d’une éducation socialement déterminée. Mais la pression sociale peut-elle être conçue comme la source unique de nos devoirs, quand ces derniers nous sont peut être inspirés par un sentiment inné qui émane de notre cœur ? Enfin, cette dernière thèse ne peut-elle être infirmée à son tour, si nous dérivons nos devoirs non d’un sentiment inné, mais d’un calcul purement rationnel dont nous sommes les auteurs ?
La question au centre de notre travail sera de déterminer l’origine de nos devoirs, en nous demandant s’ils nous sont dictés par une puissance extérieure ou au contraire par une faculté du sujet lui-même ?
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